Soutien de Kamala Harris, le syndicat américain UAW n’a pas du tout apprécié les propos de Trump et Musk sur les travailleurs lundi sur X
La discussion sur X lundi entre Donald Trump et Elon Musk n’a pas du tout plu à l’UAW. Le syndicat américain des ouvriers de l’industrie automobile a même porté plainte mardi devant un tribunal fédéral du travail contre le candidat républicain à la présidentielle et le patron du réseau social.
Le syndicat accuse les deux milliardaires de « entative d’intimidation et de menace» envers les travailleurs.
Quand licencier procure du plaisir, fait glousser les deux milliardaires
«Je regarde ce que vous faites», a dit lundi Donald Trump à son soutien Elon Musk. «Vous arrivez, vous dites”. « Vous voulez démissionner ? » et ils se mettent en grève.»«Ils font grève et vous dites : « C’est bon, vous êtes tous virés. Vous êtes tous virés » », a-t-il poursuivi. Plusieurs fois au cours de cet échange, on peut entendre les deux hommes glousser.
L’UAW explique avoir déposé un recours «contre les milliardaires déshonorables Donald Trump et Elon Musk pour leurs tentatives illégales de menacer et d’intimider les travailleurs qui se mobilisent en menant des activités concertées protégées, comme des grèves.» «En vertu de la législation fédérale, les employés ne peuvent être licenciés parce qu’ils font grève et menacer de le faire est illégal», a affirmé le syndicat, qui a apporté son soutien à la candidate démocrate Kamala Harris après avoir fait de même auparavant pour Joe Biden.
«Trump et Musk veulent tous deux que les travailleurs restent tranquilles et la ferment, et ils en rient ouvertement», a déploré Shawn Fain, président du syndicat. «C’est écœurant, illégal et totalement prévisible de la part de ces deux clowns.»
Musk épinglé par le passé pour obstruction à la syndicalisation
Elon Musk est propriétaire, entre autres, du réseau social X, de SpaceX mais aussi du constructeur de véhicules électriques Tesla. Il a été épinglé par le passé pour avoir fait obstruction à la syndicalisation de ses employés dans le monde. Il a procédé à des licenciements massifs après le rachat de Twitter (devenu X), finalisé en octobre 2022, et il a annoncé mi-avril, dans un courrier interne, le licenciement de «plus de 10 %» des effectifs mondiaux de Tesla, soit au moins 14.000 personnes.
Plusieurs plaintes ont en outre été déposées en Californie par d’anciens employés de SpaceX, dénonçant des représailles visant certains ayant essayé de protester contre les conditions de travail, allant jusqu’au licenciement dans plusieurs cas.
Avec AFP
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