Le groupe chinois China Molybdenum Corporation Limited (CMOC) a annoncé, vendredi 24 octobre, un investissement de 1,08 milliard de dollars pour étendre sa mine de cuivre Kisanfu Mining située dans la province du Grand Katanga en République démocratique du Congo. Cette opération vise à augmenter la production annuelle d’environ 100.000 tonnes métriques de cuivre, rapporte l’agence Reuters
La deuxième phase du projet doit être lancée en 2027, après que la première eut atteint sa pleine capacité il y a deux ans. Les activités congolaises du groupe constituent désormais le cœur de sa production mondiale. D’après les résultats consolidés de l’exercice 2024, les filiales Tenke Fungurume Mining et Kisanfu Mining ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 7,05 milliards de dollars, soit une hausse de 80,7 % par rapport à 2023.
Sur la période, le groupe minier chinois a commercialisé 689.521 tonnes de cuivre pour 5,82 milliards de dollars de recettes, et 108.892 tonnes de cobalt pour 1,22 milliard de dollars. Les opérations en République démocratique du Congo ont assuré 77,5 % des volumes extraits et vendus dans le monde par le groupe, avec une marge brute de 47,1 %. L’année 2024 a été marquée par la mise en service de trois nouvelles lignes de traitement de minerai mixte à Tenke Fungurume Mining, portant à cinq le nombre d’unités opérationnelles et à 45. 000 tonnes la capacité annuelle de cuivre. CMOC dispose désormais de six lignes de production en RDC, totalisant plus de 600. 000 tonnes de capacité par an.
Les filiales congolaises de CMOC assurent aujourd’hui plus de 70 % de la production mondiale de cobalt, plaçant la RDC au centre de la chaîne d’approvisionnement mondiale en métaux critiques utilisés dans les batteries et technologies de la transition énergétique.
![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--317x200.png)




République démocratique du Congo
![Tribune | Le retour de la politique industrielle : ْْune fenêtre d’opportunité éphémère pour l’Afrique [Par Dr. Sidi Mohamed Dhaker] Parfois, l’histoire ne se répète pas, mais parvient avec insistance à rimer avec elle-même. C’est l’un de ces moments : le retour, ou plutôt la résurgence, de la politique industrielle. Longtemps considérée comme une erreur économique notamment par les institutions de Bretton Woods, elle s’affirme aujourd’hui comme l’outil indispensable dans un monde fragmenté, instable et résolument concurrentiel.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Le-Benin-fait-le-pari-du-textile-pour-industrialiser-son-economie--450x300.jpg)




