Maurice, la Tanzanie et le Botswana sont les pays africains les moins risqués pour les investisseurs en 2025, à en croire le rating publié mardi 21 octobre par le cabinet britannique de conseil en citoyenneté et immigration, Henley & Partners. Premier en Afrique, Maurice occupe la 83e position mondiale. Son poursuivant, la Tanzanie est au 84è rang mondial, juste deux rands avant le Botswana classé 86è rang mondial.
Les Seychelles (109è), l’Ouganda (122è), le Cap-Vert (125è), la Namibie (138è), l’Afrique du Sud (145è), le Maroc (148è) et le Rwanda (151è) ferme le Top 10 africain du rating de Henley & Partners.
Le «Global Investment Risk and Resilience Index» mesure l’exposition des pays aux risques géopolitiques, économiques et climatiques, ainsi que leur capacité d’adaptation et de reprise pour aider les particuliers fortunés, les investisseurs institutionnels et les entreprises à déterminer comment et où placer leurs capitaux.
L’indice s’appuie sur 13 indicateurs pour évaluer la fiabilité d’un échantillon de 226 pays et territoires. Il s’articule autour de deux piliers : le risque et la résilience. Le pilier «risque» mesure, au niveau national, les vulnérabilités susceptibles de nuire à la performance des investissements. Plus le score est élevé, plus le risque est important. Les indicateurs passés au crible dans ce chapitre sont l’inflation, la volatilité de la monnaie, l’instabilité politique, l’Etat de droit, la qualité des réglementations et les risques climatiques.
Le pilier «résilience» décrypte la capacité d’un pays à absorber et à s’adapter à des changements radicaux. En gros, sa capacité à assurer la sécurité des investissements. Pour mesurer la résilience, sont passés en revue, les comptes extérieurs, la marge de manœuvre budgétaire, le niveau de savoir-faire technologique dans la structure de production et d’exportation d’un pays, la formation brute de capital fixe, l’innovation, la qualité de la gouvernance, les progrès sociaux et la résilience au changement climatique.
Des notes sont attribuées à chaque indicateur et à chaque pilier. Les pays les moins risqués pour les investisseurs sont ceux qui affichent les scores globaux les plus élevés sur une échelle qui va jusqu’à 100. En combinant les performances d’un pays dans ces deux piliers en un seul score composite, l’indice identifie non seulement les risques élevés, mais met également en évidence les cas où une forte résilience atténue ces risques.
Au niveau mondial, la Suisse est classée pays le moins risqué devant le Danemark, la Norvège, Singapour, la Suède, le Luxembourg, la Finlande, le Groenland, les Pays-Bas et l’Allemagne.

![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)









