Economie

Au terme de ses cent premiers jours à la magistrature suprême, Romuald Wadagni convertit la rigueur de gestion qu'il a incarnée à la tête du ministère de l'Économie et des Finances en un levier d'action publique redistributif. Soutenue par des fondamentaux macroéconomiques assainis (une croissance projetée à plus de 6,5 % par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, ainsi qu'un rehaussement de la note souveraine par Moody’s à Ba3 avec perspective stable), l'action gouvernementale s'appuie sur la loi de finances rectificative (LFR) adoptée en juin 2026.

L’ancien ministre des Finances devenu président a rapidement marqué de son empreinte le pays en entamant un virage des politiques publiques marquées par la volonté d’avoir plus d’impact localement et une politique sociale plus marquée. Décryptage des 100 jours d’un jeune président attendu au tournant pour confirmer la trajectoire exceptionnelle du Bénin ces dernières années.

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Le chiffre résume le problème. En une génération, la part de la France dans le commerce africain est tombée de 15 % à 7,5 %, rappelle l'auteur. Une érosion qu'il refuse d'attribuer à la concurrence chinoise, turque ou indienne : pour lui, elle procède d'abord d'erreurs françaises accumulées. Paternalisme persistant, héritage mémoriel mal traité, engagements militaires dans l'impasse, politique d'aide épuisée et, au bout du compte, absence de récit positif capable de fonder une relation nouvelle.

Trente ans de terrain sur le continent n'ont laissé à Pascal Lorot aucun doute : le fossé entre l'Afrique réelle et l'image qu'en gardent les élites françaises s'est creusé au point de devenir béant. Dans Adieu Afrique. Histoire d'une rupture fatale (éditions Fayard), l'essayiste livre un diagnostic sévère de l'éloignement franco-africain, tout en refusant de considérer cette rupture comme définitive. Sa conviction : il reste possible de renouer, à condition de passer d'une relation de tutelle à un partenariat entre égaux.

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Le niveau de vie de millions d'habitants du premier exportateur de pétrole d'Afrique s'est fortement dégradé. Selon le cabinet SBM Intelligence, basé à Lagos, préparer le traditionnel jollof rice coûte aujourd'hui deux fois plus cher qu'à l'arrivée de Bola Tinubu au pouvoir. Le prix de l'essence a été multiplié par six depuis la fin de la subvention, sur fond de naira affaibli et de hausse des cours mondiaux du pétrole.

Sur les 240 millions de Nigérians, beaucoup peinent encore à boucler le mois. Pourtant, trois ans après leur lancement, les réformes économiques et financières du président Bola Ahmed Tinubu commencent à produire des résultats chiffrés. Suppression des subventions carburant, dévaluation du naira, réduction des aides à l'électricité : des mesures impopulaires, mais que le gouvernement maintient à l'approche de la présidentielle de 2027, les jugeant — avec les investisseurs — indispensables pour écarter le pays d'une crise budgétaire.

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Selon le Rapport pays, la croissance économique devrait ralentir à 3 % en 2026 avant de rebondir à 3,8 % en 2027. Cette reprise sera portée par les services financiers, le commerce de gros et de détail, le tourisme — qui a enregistré un record de 1,44 million d'arrivées en 2025 — ainsi que par la consommation des ménages.

La Banque africaine de développement (BAD) appelle Maurice à mobiliser massivement des financements du développement pour accélérer sa transformation structurelle et atteindre son objectif de devenir une économie à revenu élevé. Cette recommandation figure dans deux rapports publiés le 29 juillet 2026 : le Rapport pays 2026 (Country Focus Report) et l'Étude sur la productivité à Maurice.

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Le relèvement intervient onze semaines après l’investiture, le 23 mai, de Romuald Wadagni. Élu président le 12 avril, celui qui a dirigé le ministère béninois de l’Économie et des Finances pendant dix ans, de 2016 à 2026, entend inscrire son septennat dans la continuité des réformes engagées au cours de la dernière décennie.

Le Bénin franchit un nouveau cap sur le marché financier. L’agence Moody’s a relevé d’un cran sa note souveraine, de « B1 » à « Ba3 », saluant l’amélioration progressive du profil de crédit du pays et la crédibilité de sa stratégie d’endettement. Mais, en ramenant dans le même temps sa perspective de « positive » à « stable », l’agence adresse aussi un message de prudence : Cotonou a gagné en solidité, mais le chemin vers la catégorie investissement reste long.

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Ce financement vise à accompagner plusieurs projets structurants, notamment dans l'agriculture, les transports, ainsi que des programmes de résilience ciblant les jeunes et les femmes — des leviers essentiels du développement.

Le partenariat entre Dakar et la Banque mondiale franchit une nouvelle étape. Reçu mercredi, 5 août par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Diagana, vice-président de l'institution pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a annoncé une enveloppe de 340 milliards de francs CFA, soit environ 598,40 millions de dollars US, destinée à soutenir les secteurs stratégiques du pays. Cette décision traduit la confiance renouvelée de la Banque mondiale dans les réformes engagées par les nouvelles autorités sénégalaises.

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