Economie

Ces deux événements, séparés de plusieurs milliers de kilomètres, disent la même chose : les Émirats arabes unis s'installent durablement dans des marchés africains que d'autres hésitent encore à investir. Dans un contexte où les FDI vers l'Afrique ont chuté de 38% en 2025 et où les financements traditionnels se raréfient, cette présence soulève une question de fond : à quelles conditions les capitaux du Golfe répondent-ils réellement aux besoins des pays africains les plus vulnérables ?

Le 27 août 2026, le ministre d'État émirati Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan représentait le président Mohamed bin Zayed à l'ouverture de la Foire internationale de Maputo. Un geste protocolaire, en apparence. Quelques mois plus tôt, le 10 novembre 2025, c'est à Abu Dhabi que le Tchad dévoilait son plan national de développement "Tchad Connexion 2030", un programme de 30 milliards de dollars présenté devant un parterre d'investisseurs et de partenaires techniques émiratis. 

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Longtemps liées par l’histoire, la géographie et des intérêts économiques convergents, l’Afrique et l’Europe pourraient entrer dans une nouvelle ère de coopération. Dans une étude publiée début mai 2026 et intitulée Strengthening the Africa-Europe Corridor : Strategic Imperative in a Multipolar World, le cabinet Boston Consulting Group (BCG) estime que les échanges entre les deux continents pourraient atteindre près de 1 000 milliards de dollars d’ici 2035, contre 545 milliards en 2024.

En abandonnant une relation commerciale classique au profit d’une logique de «co-production», l’Afrique et l’Europe pourraient quasiment doubler leurs échanges en dix ans. Selon un rapport du BCG, cette alliance stratégique, fondée sur des chaînes de valeur intégrées, pourrait transformer les deux continents en partenaires industriels majeurs dans un monde de plus en plus multipolaire.

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Le dynamisme des activités commerciales et des services ainsi que la bonne campagne agricole 2025/2026 contribueraient à renforcer la croissance dans les pays de l'UEMOA. Sur l'ensemble de l’année 2025, le PIB de l’Union, en termes réels, progresserait de 6,7%, porté par une demande intérieure robuste et la bonne tenue des productions extractives et agricoles.

Dans sa dernière note conjoncture publiée mardi 19 mai, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) prédit un rebond de la croissance dans la sous-région. Selon les prévisions de la Banque, l'activité économique en progresserait de 6,5% en glissement annuel au premier trimestre 2026, après une estimation de même ampleur au quatrième trimestre 2025. La croissance serait principalement soutenue par le renforcement de la demande intérieure et la bonne tenue de certains secteurs clés tels que l’agriculture vivrière, les industries manufacturières, le commerce, les services non marchands, ainsi que la pêche et l'élevage.

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