La Banque européenne d’investissement (BEI) renforce son engagement en Afrique en misant sur le capital-risque. Avec une participation de 40 millions d’euros dans le Speedinvest Africa Fund, l’institution entend soutenir l’essor des startup technologiques et accompagner la transformation numérique en Afrique
La Banque européenne d’investissement, via sa branche dédiée au développement, a annoncé un investissement de 40 millions d’euros dans le Speedinvest Africa Fund, un véhicule lancé par la société européenne de gestion d’actifs Speedinvest.
Cette opération, qui prend la forme d’une prise de participation, marque une nouvelle étape dans la stratégie de la BEI, qui élargit ainsi son champ d’action au financement des startup africaines. L’objectif est clair : soutenir l’innovation locale et favoriser l’émergence d’entreprises capables de se développer à l’échelle régionale et internationale.
«En soutenant ce véhicule, nous permettons aux innovateurs africains de se développer, d’accéder à de nouveaux marchés et de bâtir des entreprises durables», a souligné Karl Nehammer, vice-Président de la BEI.
Un focus sur la fintech et la digitalisation des économies
Le fonds cible en priorité les startup et les PME positionnées sur les technologies financières. Il s’agit notamment d’entreprises proposant des solutions dans les paiements, le crédit, la gestion financière ou encore les services numériques appliqués à l’économie réelle.
À travers ces investissements, la BEI et Speedinvest entendent accompagner la digitalisation des entreprises africaines, dans un contexte où les besoins en services financiers innovants restent importants et constituent un levier clé d’inclusion économique.
Une stratégie panafricaine ambitieuse
Le Speedinvest Africa Fund prévoit d’investir dans les principaux hubs technologiques du continent, notamment en Égypte, au Maroc, au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud. Parallèlement, il cible des marchés à fort potentiel comme le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo, la Tunisie, la Tanzanie et l’Ouganda.
Cette approche traduit une volonté de combiner présence sur des écosystèmes matures et exploration de nouveaux marchés en forte croissance, où l’innovation numérique progresse rapidement.
Un accent sur l’inclusion et l’impact
Au moins 30 % des investissements du fonds seront orientés vers des entreprises intégrant les femmes dans leurs modèles économiques, que ce soit en tant que fondatrices, employées ou clientes. Cette orientation s’inscrit dans une logique de finance inclusive, portée par les institutions européennes.
Le fonds ambitionne également d’accompagner les entreprises dans leur passage à l’échelle, en leur apportant non seulement des financements, mais aussi un accès à des réseaux d’expertise et à des opportunités de marché.
Speedinvest renforce son ancrage en Afrique
Déjà actif sur le Continent, Speedinvest a investi dans plusieurs startup du secteur des services financiers numériques, telles que Moove, FairMoney ou Khazna.
Dans cette dynamique, la société prévoit l’ouverture d’un bureau en Afrique. Cette implantation vise à renforcer sa proximité avec les écosystèmes locaux, à mieux identifier les opportunités d’investissement et à accompagner plus efficacement les entreprises dans leur croissance.
Avec ce nouvel engagement, la BEI et Speedinvest confirment leur ambition de faire du capital-risque un levier structurant du développement économique africain, en soutenant une nouvelle génération d’entrepreneurs tournés vers l’innovation et la transformation digitale.











