Fermer le menu
Afrimag
  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Energie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine
  • Banque & finance
    • Assurance
    • Banque
    • Finance
    • Marchés financiers
  • Entreprise
    • Aéronautique
    • Agribusiness
    • Agriculture
    • Automobile
    • BTP
    • Création d’entreprise
    • Défense
    • Droit des affaires
    • Droit du travail
    • Energie
    • Grande distribution
    • Industrie
    • Informatique
    • Management
    • Média
    • Mines
    • Oil & Gas
    • Santé
    • Tech
    • Télécommunication
    • Tourisme & hôtellerie
    • Transports & logistique
    • Les grands entretiens
  • Economie
    • Budget
    • Consommation
    • Emploi
    • Fiscalité
  • Politique
    • Coups d’Etat
    • Diplomatie
    • Election
    • Partis politiques
  • Sciences & environnement
    • Sciences
    • Environnement
    • Climat
    • Développement durable
    • Eau
    • Ecologie
    • Matières premières
    • Transition énergétique
  • Société
    • Alternative et management
    • Art & histoire
    • Culture & religions
    • Education
    • Femme
    • Sciences & environnement
    • Sports
  • Monde
    • Afrique du Nord
      • Algérie
      • Égypte
      • Libye
      • Maroc
      • Tunisie
    • Afrique de l’Ouest
    • Afrique Centrale
    • Afrique de l’Est
    • Afrique Australe
    • Amériques
    • Europe
    • Asie – Pacifique
    • BRICS
    • OCDE
    • Union Africaine
    • Asean
Derniers articles
Le gouvernement burkinabè a officiellement annoncé, vendredi, la rupture de ses relations diplomatiques avec la République française, avec effet immédiat à compter du 26 juin 2026. L'annonce a été faite dans un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo.
27 juin 2026

Ouagadougou | Rupture historique : le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec la France

Réuni en session ordinaire hybride sous la houlette de son président Serge Ekue, le Conseil d’administration de la BOAD a donné son feu vert à une série d’investissements majeurs pour l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Avec ces 344,577 milliards de FCFA fraîchement alloués, le volume global des injections de la banque depuis son entrée en fonction en 1973 culmine désormais à 10 834,1 milliards de FCFA.
27 juin 2026

UEMOA | Financement : la BOAD injecte 344 milliards FCFA pour muscler l’économie régionale

La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria a ordonné, mardi 23 juin, la cessation immédiate de toute opération de commercialisation liée à une prétendue introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery & Petrochemicals FZE.
27 juin 2026

Introduction en bourse | IPO Dangote : la SEC nigériane stoppe une campagne illégale avant le lancement historique

Facebook X (Twitter) LinkedIn RSS
samedi 27 juin 2026
Récemment :
  • Ouagadougou | Rupture historique : le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec la France
  • UEMOA | Financement : la BOAD injecte 344 milliards FCFA pour muscler l’économie régionale
  • Introduction en bourse | IPO Dangote : la SEC nigériane stoppe une campagne illégale avant le lancement historique
  • Nouakchott | Financement : le FMI débloque près de 96 millions de dollars pour la Mauritanie et valide sa trajectoire économique
  • Sénégal | SEAF injecte 1,3 milliard FCFA dans La Ripaille : un nouveau souffle pour cette filière avicole
  • Réserves d’or | UEMOA : la bataille du leadership est lancée
  • Burundi | Croissance : le FMI pronostique une meilleure « résistance »
  • OIF | Secrétariat général : Les candidats passent le Grand oral mardi 30 juin   
S'abonner
RSS Facebook X (Twitter) LinkedIn Bluesky
AfrimagAfrimag
  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Energie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine
  • Banque & finance
    • Assurance
    • Banque
    • Finance
    • Marchés financiers
  • Entreprise
    • Aéronautique
    • Agribusiness
    • Agriculture
    • Automobile
    • BTP
    • Création d’entreprise
    • Défense
    • Droit des affaires
    • Droit du travail
    • Energie
    • Grande distribution
    • Industrie
    • Informatique
    • Management
    • Média
    • Mines
    • Oil & Gas
    • Santé
    • Tech
    • Télécommunication
    • Tourisme & hôtellerie
    • Transports & logistique
    • Les grands entretiens
  • Economie
    • Budget
    • Consommation
    • Emploi
    • Fiscalité
  • Politique
    • Coups d’Etat
    • Diplomatie
    • Election
    • Partis politiques
  • Sciences & environnement
    • Sciences
    • Environnement
    • Climat
    • Développement durable
    • Eau
    • Ecologie
    • Matières premières
    • Transition énergétique
  • Société
    • Alternative et management
    • Art & histoire
    • Culture & religions
    • Education
    • Femme
    • Sciences & environnement
    • Sports
  • Monde
    • Afrique du Nord
      • Algérie
      • Égypte
      • Libye
      • Maroc
      • Tunisie
    • Afrique de l’Ouest
    • Afrique Centrale
    • Afrique de l’Est
    • Afrique Australe
    • Amériques
    • Europe
    • Asie – Pacifique
    • BRICS
    • OCDE
    • Union Africaine
    • Asean
Afrimag
Accueil - Diplomatie - Tribune | La résolution 2797 de l’ONU sur le Sahara marocain : un tournant stratégique [Par Pr. El Hassane Hzaine]

Tribune | La résolution 2797 de l’ONU sur le Sahara marocain : un tournant stratégique [Par Pr. El Hassane Hzaine]

La rédactionPar La rédaction10 novembre 2025 Diplomatie
Facebook Twitter LinkedIn Bluesky
Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les conflits entre États ont souvent suivi un schéma récurrent : ils naissent, s’enlisent, et parfois se résolvent. Le politologue canadien Michael Brecher (crises in world politics, theory and reality Pergamon Press 1993) propose une lecture structurée de ce cycle à travers trois phases : l’apparition, la persistance et la résolution. Il démontre que les conflits ne surgissent pas par hasard, mais à partir de causes profondes, certaines concrètes comme les disputes territoriales ou les rivalités de pouvoir, d’autres plus abstraites comme les divergences idéologiques ou les tensions identitaires.
Dans la soirée du 31 octobre, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution apportant son soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental.

La résolution 2797 confirme la souveraineté du Maroc sur les Provinces du sud du Royaume et remodèle la géopolitique régionale.

La convergence des intérêts stratégiques des grandes puissances peut jouer un rôle déterminant dans la dynamique des conflits «gelés» issus de la décolonisation ou de la période post URSS.
Pr. El Hassane Hzaine

Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les conflits entre États ont souvent suivi un schéma récurrent : ils naissent, s’enlisent, et parfois se résolvent. Le politologue canadien Michael Brecher (crises in world politics, theory and reality Pergamon Press 1993) propose une lecture structurée de ce cycle à travers trois phases : l’apparition, la persistance et la résolution. Il démontre que les conflits ne surgissent pas par hasard, mais à partir de causes profondes, certaines concrètes comme les disputes territoriales ou les rivalités de pouvoir, d’autres plus abstraites comme les divergences idéologiques ou les tensions identitaires.

Le territoire demeure au centre des tensions prolongées, bien plus que le pouvoir ou les intérêts économiques, quant à la résolution, elle est rarement immédiate ; elle dépend de changements majeurs au niveau des structures de décision des protagonistes comme un changement de régime, au niveau diplomatique, stratégique (un nouvel ordre international) ou même l’épuisement des ressources d’un des protagonistes.

Certains conflits dits «gelés,» hérités des décolonisations et de la période post URSS, se caractérisent par l’absence de règlement politique durable en dépit de la cessation des hostilités, ils persistent dans un état de latence, traduisant un équilibre instable d’intérêts divergents. À la lumière de la théorie des jeux, ils peuvent être interprétés comme des conflits en état d’équilibre de Nash où chaque acteur préfère maintenir le statu quo plutôt que de risquer une escalade coûteuse et incertaine.

Bien que le conflit du Sahara présente certains traits des conflits gelés, il s’en distingue fondamentalement par sa nature :

primo il s’agit bien d’un conflit de décolonisation des provinces sahariennes revendiquées par le Maroc depuis 1958 (discours de Mhameed Al Guizlane de SM le Roi Feu Mohammed V) dans le cadre du parachèvement progressif de son intégrité territoriale par Feu SM le Roi Hassan II (Tarfaya récupérée en 1958, Sidi Ifni en 1969 et le Sahara en 1975), morcelée historiquement par plusieurs puissances coloniales – l’Espagne au Nord et au Sud, la France au Centre, tandis que Tanger fut placée sous statut international ;

secundo une continuité géographique, culturelle et ethnique profonde relie ces provinces au reste du territoire du Royaume, conférant à cette revendication une légitimité légale, historique, identitaire et territoriale que ne partagent pas les autres conflits gelés ;

tertio si les conflits gelés stagnent, avec l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de Sécurité de l’ONU le 31 octobre 2025 le Maroc rompt l’équilibre de Nash et passe à une phase de suprématie stratégique. 

La convergence des intérêts stratégiques des grandes puissances peut jouer un rôle déterminant dans la dynamique des conflits «gelés» issus de la décolonisation ou de la période post URSS.

Souvent le jeu des grandes puissances est associé à des États pivots ou relais régionaux qui attisent par procuration les frictions et les processus de sécession et de désintégration des Etats.
Dans ce contexte, il convient de rappeler certains stratagèmes fréquemment mobilisés par les États parrains d’entités non reconnues, qui vont de l’octroi de la citoyenneté d’un État tiers aux populations concernées, phénomène connu sous le nom de «passeportisation» à l’appui diplomatique et l’infiltration dans des organisations et conférences internationales, ou encore des campagnes de reconnaissance graduelle. À cela s’ajoutent des formes plus directes de soutien, telles que le financement, l’armement et l’encadrement politico-militaire.

Le cordon ombilical entre client-patron crée souvent une relation de vassalité pour l’entité non reconnue, qui voit sa marge de manœuvre diplomatique et politique limitée voire nulle dans la négociation d’un éventuel accord de paix, d’où la pertinence de négocier avec le parrain plutôt qu’avec l’entité vassalisée.  

Les conflits gelés transcendent largement le cadre juridique, notamment le principe du «droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,» souvent instrumentalisé comme levier d’influence ou comme cheval de Troie de projets hégémoniques.

Changement de cap de la diplomatie royale et mutations géopolitiques

Le conflit du Sahara marocain illustre de manière exemplaire la tension entre les principes du droit international et les réalités géopolitiques contemporaines. Ce différend a connu un tournant stratégique majeur en faveur du Royaume du Maroc depuis la présentation, en avril 2007, du Plan d’autonomie, salué par les Nations-unies comme une solution politique réaliste, crédible et durable. Ce repositionnement diplomatique s’est accompagné d’investissements massifs dans les provinces du Sud, d’une dynamique de développement soutenue, et d’une reconnaissance croissante de la souveraineté marocaine, notamment à travers l’ouverture de consulats étrangers à Laâyoune et Dakhla.

A lire également -  Moyen-Orient | Golfe persique : le Strait d'Ormuz rouvre ses eaux, un accord de paix reste à finaliser

Ce changement de cap, conduit en mains de maitre par SM le Roi Mohammed VI, marque le passage d’une diplomatie de gestion à une diplomatie de transformation. Le Royaume a adopté une approche globale, qualifiée de diplomatie «totale,» rompant avec la doctrine de la rupture systématique (sorte de doctrine «Hallstein») envers les États reconnaissant l’entité séparatiste, et mettant fin à la politique de la chaise vide au sein de l’Union africaine.

En effet, la nouvelle stratégie diplomatique du Maroc, impulsée par SM le Roi Mohammed VI, s’appuie sur une approche de Smart Power, alliant habilement influence douce et fermeté. Elle place la défense de l’intégrité territoriale au cœur de ses priorités, notamment à travers la promotion du Plan d’autonomie pour le Sahara. Fort de ses atouts économiques, militaires et culturels, le Maroc affirme son statut de puissance régionale. Il déploie une diplomatie tous azimuts et une ligne de conduite résolue et ferme.

Cette transformation s’est traduite par une reconnaissance croissante de sa souveraineté sur son Sahara et un renforcement notable de son influence sur la scène régionale et internationale.

Cela n’aurait dû pas voir le jour sans la montée en puissance du Royaume, l’analyse des données quantitatives et qualitatives révèle que la puissance relative semble jouer un rôle crucial dans la suprématie diplomatique ; une corrélation positive a été observée entre la croissance de la puissance du Maroc (mesurée par l’indice Composite Index of National Capability -CINC -) et l’indice d’influence du Royaume en Afrique en particulier.

En effet, depuis 2016, les indicateurs de puissance relative indiquent un changement de cap : le Maroc bénéficie désormais d’un avantage stratégique par rapport à l’Algérie, tant en termes de diplomatie que d’attractivité économique. Cette inflexion coïncide avec l’élargissement du soutien international à son plan d’autonomie et avec la marginalisation progressive des séparatistes.

Par ailleurs, il sied de souligner que la perpétuation du conflit du Sahara, malgré le passage de la guerre froide à une détente entre les grandes puissances après la chute du mur de Berlin, s’explique dans une grande mesure d’une part par le fait que ce conflit est au cœur d’une rivalité de leadership régional ou l’Algérie veut s’ériger en hégémon du Maghreb et d’autre part par la fonction latente du conflit et la rivalité avec le Maroc comme régulateur politique et de légitimation interne pour l’Algérie ; l’analyse événementielle montre une corrélation forte entre crises internes du régime algérien et escalades avec le Maroc depuis la guerre de 1963 jusqu’au Hirak de 2019 suivi de la rupture diplomatique en 2021.

Une analyse quantitative couvrant six décennies de tensions algéro-marocaines met en lumière un constat révélateur : la montée en puissance de l’Algérie constitue un facteur déterminant dans l’alimentation des hostilités. Les données sont éloquentes : la corrélation entre l’accroissement de la puissance algérienne et l’intensification du conflit dirigé vers le Maroc atteint 0,55, contre seulement 0,38 dans le sens inverse. Autrement dit, plus l’Algérie se renforce, plus les tensions s’exacerbent, tandis que l’impact de la puissance marocaine sur la dynamique conflictuelle demeure relativement modéré. Cette asymétrie s’explique en grande partie par l’approche du Royaume du Maroc, incarnée par SM le Roi Mohammed VI, qui privilégie la légalité internationale, la retenue stratégique et la politique de la main tendue. Le Maroc convertit ainsi sa puissance en influence douce consolidant ainsi sa position géopolitique régionale tout en évitant l’escalade militaire.

Le Plan d’autonomie marocain un Game Changer

La résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 31 octobre 2025, marque un tournant historique du conflit du Sahara en consacrant le Plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme seule base sérieuse, crédible et durable de négociation, elle met fin à un différend gelé depuis plus d’un demi-siècle.

A lire également -  Tanzanie | Coopération : Singapour tend la main à Dar es Salam

Selon la doctrine, tout arrangement d’autonomie suppose qu’un État souverain accepte volontairementde partager, dans un cadre constitutionnel, une partie de ses pouvoirs politiques, économiques et culturels avec une entité infra-étatique. Il s’agit d’un mécanisme d’équilibre entre l’unité nationale et la diversité dans le cadre d’un État unitaire décentralisé.

Sur le plan juridique, la question du Sahara migrera, nolens volens, de l’optique du droit international pur vers une logique de régionalisation avancée d’autonomie territoriale gouvernée par le droit constitutionnel interne fondé sur l’autonomie sous souveraineté marocaine.

Dans cette perspective, le plan d’autonomie marocain s’inscrit parfaitement dans la Constitution marocaine de 2011 ; en proposant une région autonome dotée de compétences spécifiques, mais intégrée dans la souveraineté et l’ordre constitutionnel du Royaume du Maroc où l’Etat central conserve ses prérogatives régaliennes, monétaires et religieuses et partage certaines prérogatives, inhérentes aux affaires locales, avec la région autonome qui est représentée sur le plan international par l’Etat central. 

Le plan marocain d’autonomie une opportunité pour l’ensemble de la région

Le Plan d’autonomie proposé par le Maroc s’inscrit dans une vision géostratégique ambitieuse, celle de la relance du «Grand Maghreb,» comme l’a réaffirmé SM le Roi Mohammed VI dans son discours à la Nation du 31 octobre 2025. Face à la paralysie de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), minée par la rivalité algéro-marocaine, la reconnaissance par l’ONU du Plan d’autonomie comme seule base sérieuse et crédible de négociation constitue une opportunité historique pour dépasser les antagonismes et initier une dynamique d’intégration régionale. Cette relance pourrait s’articuler sur une nouvelle approche d’intégration régionale fonctionnelle autour de projets structurants et pragmatiques dans les domaines de la logistique, du transport, de l’énergie, des industries extractives et des mines etc., en parfaite symbiose avec la stratégie atlantique du Royaume centrée autour de trois initiatives concrètes : le Processus des États africains atlantiques (PEAA), l’initiative d’ouverture d’un accès à l’Atlantique pour les pays du Sahel et son corollaire le corridor Dakhla–N’Djamena et le gazoduc Nigeria-Maroc. Ces initiatives pourraient faire des provinces sahariennes marocaines un hub industriel et logistique mais aussi un espace de stabilité et de prospérité dans une région en proie à l’insécurité.

En transformant un enjeu de conflit en levier de coopération, le Plan d’autonomie dépasse le cadre national : il offre donc une perspective de développement partagé pour l’ensemble du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, en favorisant la connectivité, la sécurité collective et l’intégration économique régionale.

Je conclurai mes propos en évoquant la théorie fonctionnaliste et néo-fonctionnaliste de la paix, développée par David Mitrany et Ernst Haas, dans le contexte des réalités postérieures aux deux guerres mondiales. Ces approches soutiennent que l’intégration économique des États rivaux au sein d’espaces communautaires partagés constitue l’un des moyens les plus efficaces pour atténuer les tensions et prévenir les conflits. En favorisant la coopération dans des domaines techniques et sectoriels, cette dynamique permet de substituer à la logique de puissance une gouvernance fondée sur des services publics internationaux communs. Le processus d’intégration, graduel et cumulatif, repose sur le mécanisme de «spill over» : les États engagés dans une coopération sectorielle sont naturellement conduits à étendre leur collaboration à d’autres domaines. Ainsi, l’intégration régionale devient un vecteur de paix durable, en renforçant la prospérité collective et en réduisant les antagonismes territoriaux.

L’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité des Nations Unies marque un tournant décisif dont l’impact dépasserait largement le cadre du Sahara. En consacrant le Plan d’autonomie comme solution politique sérieuse, crédible et durable, elle ouvre la voie à une reconfiguration géopolitique profonde, fondée sur la stabilité, l’interconnexion et le développement. De l’Atlantique jusqu’au Sahel, cette résolution inaugure une nouvelle ère de coopération régionale, de sécurité collective et de prospérité partagée. Le Royaume du Maroc s’y impose plus que jamais comme un acteur central, catalyseur d’une dynamique continentale interafricaine.

Par La rédaction, Comité Éditorial - Casablanca
 208 ONU Polisario Union du Maghreb arabeMaroc Mohammed VI Autonomie Reconnaissance Souveraineté nationale Territoire

Sur le même sujet

Le gouvernement burkinabè a officiellement annoncé, vendredi, la rupture de ses relations diplomatiques avec la République française, avec effet immédiat à compter du 26 juin 2026. L'annonce a été faite dans un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo.
27 juin 2026

Ouagadougou | Rupture historique : le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec la France

Actualité Diplomatie
Le 27 juin 2026 restera comme une date marquante pour la gastronomie nationale. C’est au Waldorf Astoria Rabat Salé, niché au sein de la Tour Mohammed VI, que sera officiellement présenté le premier Guide Gault & Millau Maroc, l’une des références les plus prestigieuses de la critique gastronomique internationale.
20 juin 2026

Gastronomie | Rayonnement culinaire : le Maroc décroche son entrée dans le cercle fermé de l’excellence mondiale

Tourisme & hôtellerie
«I am the boss» : Donald Trump a tenu à rappeler ce mercredi aux autres dirigeants des pays du G7 qui était aux commandes. Tout au moins de son point de vue. Arrivé le dernier pour une réunion de travail consacrée au développement international, le président américain s'arrête brièvement au bout de la table où sont déjà assis les autres chefs d'État et de gouvernement, et lance : «C'est moi le patron», avant de prendre sa place en souriant largement. La déclaration suscite quelques rires.
17 juin 2026

Evian | En retard mais souriant, Donald Trump s’impose au sommet du G7 : «I am the boss»

Diplomatie
"J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !" S'est-il félicité. Il ajoute que cette ouverture interviendra "dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage."
15 juin 2026

Moyen-Orient | Golfe persique : le Strait d’Ormuz rouvre ses eaux, un accord de paix reste à finaliser

Diplomatie
Ces MoU portent sur le développement des compétences, le commerce, l’investissement et la coopération sur le marché du carbone. Cette première visite d’un chef de l’Etat singapourien en Tanzanie « marque une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales et le développement de la coopération entre les deux pays», souligne le communiqué du ministère tanzanien des Affaires étrangères.
11 juin 2026

Tanzanie | Coopération : Singapour tend la main à Dar es Salam

Diplomatie
Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.
11 juin 2026

Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane]

Diplomatie
Ajouter un commentaire
Répondre Annuler la réponse

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez vous à la newsletter AFRIMAG et recevez directement le résumé de l'actualité et nos analyses. Vous recevrez un mail de confirmation avec lien d'activation (vérifiez votre boite spam/notification)

Par le biais de ces formulaires,  Afrimag collecte vos données personnelles en vue d'envoyer sa newsletter quotidienne. Ce traitement a fait l’objet d’une autorisation de la CNDP sous le numéro DW-1152/2025.  Vous pouvez vous adresser à contact@afrimag.net pour exercer vos droits d’accès, de rectification et d’opposition conformément aux dispositions de la loi 09-08. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Les discussions
  • Fret maritime Casablanca dans Fret maritime : Fini, la crise de conteneurs
  • Chip Olata dans Sénégal | Tractations serrées avec le FMI sur un nouveau programme
  • kamir bouchareb st dans Gabon | Port-Gentil : la Chine s’engage dans la construction d’une nouvelle raffinerie pour relancer le secteur pétrolier
  • speed stars dans Sénégal | Inclusion financière : projet de taxation du mobile money, attention à l’effet boomerang
  • PETER dans Türkiye | Visite officielle : le Président Erdogan a reçu le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko
Les derniers articles
Le gouvernement burkinabè a officiellement annoncé, vendredi, la rupture de ses relations diplomatiques avec la République française, avec effet immédiat à compter du 26 juin 2026. L'annonce a été faite dans un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo.
27 juin 2026

Ouagadougou | Rupture historique : le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec la France

Réuni en session ordinaire hybride sous la houlette de son président Serge Ekue, le Conseil d’administration de la BOAD a donné son feu vert à une série d’investissements majeurs pour l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Avec ces 344,577 milliards de FCFA fraîchement alloués, le volume global des injections de la banque depuis son entrée en fonction en 1973 culmine désormais à 10 834,1 milliards de FCFA.
27 juin 2026

UEMOA | Financement : la BOAD injecte 344 milliards FCFA pour muscler l’économie régionale

La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria a ordonné, mardi 23 juin, la cessation immédiate de toute opération de commercialisation liée à une prétendue introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery & Petrochemicals FZE.
27 juin 2026

Introduction en bourse | IPO Dangote : la SEC nigériane stoppe une campagne illégale avant le lancement historique

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau programme de financement d'une durée de 42 mois en faveur de la Mauritanie, pour un montant de 95,8 millions de dollars. L'annonce a été faite dans un communiqué publié le mercredi 24 juin 2026.
27 juin 2026

Nouakchott | Financement : le FMI débloque près de 96 millions de dollars pour la Mauritanie et valide sa trajectoire économique

Les personnalités qui font l’actu
Vladimir Poutine - Patrice Talon - Mamadi Doumbouya - Elon Musk - Assimi Goita - William Ruto - Mohamed Bazoum - Umaro Sissoco Embalo - Bassirou Diomaye Faye - Emmanuel Macron - Alassane Ouattara - Félix Tshisekedi - Macky Sall - Xi Jinping - Bola Ahmed Tinubu - Akinwumi Adenisa - Cyril Ramaphosa - Joao Lourenco - Paul Kagame - Kristalina Geogierva - Muhammadu Buhari - Donald Trump - Joe Biden - Aliko Dangote - Mohammed VI - Ousmane Sonko - Abiy Ahmed - Moussa Faki Mahamat - Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo - Ibrahim Traoré
Facebook X (Twitter) LinkedIn
Actuellement en kiosque :

Abonnez-vous pour ne pas manquer de numéro

Au fil de l'actualité

  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Energie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine

Liens utiles

  • A propos
  • Informations légale
  • Confidentialité
  • Nous contacter
  • Abonnement
  • Archives

La newsletter AFRIMAG

Recevez gratuitement la revue des publications Afrimag directement dans votre Email !

Par le biais de ces formulaires,  Afrimag collecte vos données personnelles en vue d'envoyer sa newsletter quotidienne. Ce traitement a fait l’objet d’une autorisation auprès de la CNDP sous le numéro DW-1152/2025.  Vous pouvez vous adresser à contact@afrimag.net pour exercer vos droits d’accès, de rectification et d’opposition conformément aux dispositions de la loi 09-08. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Informations légales – Politique de confidentialité

Saisir au dessus et taper sur Enter pour rechercher. Taper sur Esc pour annuler.

Bloqueur de publicité actif !
Bloqueur de publicité actif !
Notre site web est rendu possible par l'affichage de publicités à nos visiteurs. S'il vous plait, désactiver votre bloqueur de publicités.