Un mois après son acte fondateur au WEF de Davos, Donald Trump a inauguré en grande pompe son « Conseil de la paix » jeudi 19 février 2026 à Washington. Cette première séance, qui rassemblait une cinquantaine de pays, la plupart autoritaires ou gouvernés par l’extrême droite, était riche en discours et en promesses
Initialement annoncé comme une initiative pour « aider à la reconstruction de Gaza, » puis doté d’une mission plus large de résolution des conflits, cette nouvelle instance construite par – et pour – le Président américain a tenu une première réunion dans une capitale étasunienne qui bruisse de rumeurs sur une potentielle attaque contre l’Iran.
La rencontre a commencé par une photo de famille, tandis que résonnaient les tubes préférés de Donald Trump. « Merci, c’est un grand jour, » a souri le milliardaire républicain. Il n’a pas manqué de superlatifs pour qualifier ce nouvel organisme aux contours peu clairs, sur lequel il s’est arrogé un contrôle quasi-absolu.
«Le Conseil de la paix, c’est le conseil le plus important en matière de pouvoir et de prestige. Il n’y a jamais rien eu d’équivalent parce qu’il rassemble de grands dirigeants du monde, qui ont été très généreux en plus, » a-t-il claironné dans un discours largement improvisé.
La carte mondiale des alliés du trumpisme
Autour de lui, 47 pays au total étaient représentés au sein d’un parterre hétéroclite de dirigeants amis de Donald Trump ou cherchant sa bienveillance, et d' »observateurs » plus sceptiques.
Parmi eux, une trentaine de pays aux gouvernements majoritairement autoritaires ou illibéraux (de la Hongrie de Viktor Orban à l’Argentine de Javier Milei en passant par plusieurs pétromonarchies) ont accepté de payer leur ticket d’entrée d’1 milliard de dollars pour devenir membre permanent.
Les grands alliés traditionnels, mais aussi les grands rivaux des Etats-Unis – comme la Chine, notamment – se sont eux abstenus dans leur majorité.
Côté européen, seuls deux Etats, la Hongrie et la Bulgarie, s’y sont joints. À ce stade, ce « Conseil de la paix » ressemble donc surtout à une représentation des alliances internationales du trumpisme.
La France joue la carte du non-alignement
L’Union européenne était toutefois présente « en observatrice, » tout comme la Suisse, venue « en observateur » à l’instar de l’Allemagne ou l’Italie. D’autres, comme la France, restent à l’écart. Paris s’est même montré critique envers la présence sur place d’une commissaire européenne chargée de la Méditerranée.
La Commission européenne « n’aurait jamais dû assister » à la réunion inaugurale car « elle n’en avait pas reçu le mandat » de la part du Conseil des ministres de l’UE, a déclaré son chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot sur X. Or, Bruxelles « doit respecter scrupuleusement le droit » et les règles européennes, a-t-il martelé.
L’envoyée européenne avait pour mission d’évoquer uniquement la question du « plan de la paix » et de la reconstruction de la bande de Gaza.
Avec AFP








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