Face aux contraintes d’accès actuelles au marché américain, le gouvernement sud-africain cherche à obtenir un assouplissement sous forme de décote sur les taxes additionnelles qui frappent ses produits à l’entrée aux Etats-Unis. L’Amérique est en effet un partenaire commercial important pour l’Afrique du Sud, dans plusieurs secteurs clé de l’économie
Pretoria explore la possibilité d’un nouvel accord d’allégement des tarifs douaniers de 30 % imposés début août 2025 sur ses exportations vers les Etats-Unis, selon le ministre du Commerce, Parks Tau, cité par la presse économique locale. Ajustés à la hausse, les nouveaux tarifs décidés par Washington ont renchéri le coût d’accès au marché américain le deuxième débouché commercial de l’Afrique du Sud avec 17,64 milliards de dollars d’échanges bilatéraux en 2023. Les secteurs agricole et automobile concentrent les volumes les plus importants, et sont de fait les premiers exposés aux effets de ces surtaxes.
Les tractations engagées par l’Afrique du Sud interviennent au lendemain de l’interruption de l’African Growth and Opportunity Act. (AGOA), ce programme qui concédait aux pays africains éligibles un accès préférentiel au marché américain. Sa reprise reste pour l’heure suspendue à de nouvelles négociations, pour l’instant hypothétiques.
Selon l’organisme ODI Global, les pays à revenu faible et intermédiaire pourraient perdre jusqu’à 89 milliards de dollars par an sous l’effet combiné de la hausse des droits de douane et de la baisse de l’aide publique au développement décidée par Washington. En Afrique du Sud, l’impact pourrait être particulièrement sévère : le gouverneur de la Banque centrale, Lesetja Kganyago, estime que la mesure protectionniste américaine pourrait entraîner la perte de près de 100.000 emplois dans l’industrie automobile du pays.





Afrique du Sud
![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--450x284.png)




