En dépit de nombreux obstacles pour organiser le premier sommet du G20 en terre africaine, à Johannesburg, les calculs de l’administration Trump sont tombés à l’eau. Tous les grands pays sont là à un niveau élevé, sauf la Russie pour des raisons judiciaires impliquant le Président Poutine. Quant à la Chine, elle est représentée par son Premier ministre, Li Qiang.
L’autre pied de nez pour l’administration Trump : la déclaration du Sommet adoptée à l’unanimité.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa prononce le discours d’ouverture de la séance plénière du Sommet des dirigeants du G20, qu’il préside, à Johannesburg, le 22 novembre 2025.
“Nous nous rapprochions de plus en plus d’une adoption unanime, et maintenant nous avons une déclaration du sommet adoptée,” a déclaré Vincent Magwenya, le Porte-parole du président sud-africain Cyril Ramaphosa à la chaîne publique SABC ce samedi, 22 novembre.
Magwenya a indiqué qu’il y avait eu un “léger changement” dans le programme : la déclaration a été déplacée en premier point de l’ordre du jour — alors qu’elle est habituellement adoptée à la fin — après qu’un consensus s’est dégagé lors des discussions bilatérales pour qu’elle soit approuvée avant le reste de la session.
Cette déclaration à l’unanimité est aux antipodes de la politique du Président américain. On se rappelle dès le mois de février, moins d’un mois après son retour à la Maison Blanche, le Secrétaire d’Etat du Président Trump, Marco Rubio, avait fustigé le mot d’ordre du G20 sud-africain : «Solidarité, Egalité, Durabilité.» «En d’autres termes : DEI [pour “Diversité, Equité, Inclusion,” les politiques d’inclusivité] et changement climatique,» des concepts «antiaméricains,» avait balayé le chef de la diplomatie des Etats-Unis, annonçant qu’il n’assisterait pas à l’ouverture du sommet rassemblant les ministres des Affaires étrangères.
La Charte des Nations unies prime sur les diktats de l’administration Trump
“La déclaration affirme que la Charte des Nations unies demeure le point de référence central, tout comme le droit international, pour régler les différends, éviter le recours à la force et s’engager en faveur d’une résolution pacifique des conflits,” a-t-il ajouté.
La déclaration souligne également la gravité de la crise climatique et exprime un soutien fort aux efforts internationaux visant à tripler la capacité mondiale en énergies renouvelables.
“Nous ne pouvons pas plier les règles pour un seul pays”
Début novembre, Donald Trump avait annoncé qu’il n’enverrait aucun représentant américain assister à la réunion, accusant l’Afrique du Sud de “violations des droits de l’homme” contre la population afrikaner blanche – des accusations que le gouvernement sud-africain a, à plusieurs reprises, rejetées comme infondées.
Vincent Magwenya, le Porte-parole du Président Sud-africain, a soutenu, de son côté : il faut garder à l’esprit qu’il n’y a pas qu’un seul pays. Nous ne pouvons pas plier les règles pour un seul pays.”
“Nous devons respecter ceux qui ont participé au processus et travaillé sans relâche pour faire de ce G20 un succès, y compris avec l’adoption de la déclaration,” a-t-il ajouté.
Créé en 1999, le G20 regroupe 19 pays ainsi que deux organisations régionales — l’Union européenne et l’Union africaine.





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