
La Société d’investissement pour l’agriculture tropicale (SIAT), dont le siège se trouve à Bruxelles en Belgique, a choisi la Côte d’Ivoire pour abriter son Centre régional, de recherche scientifique agricole pour l’Afrique. L’annonce vient d’être faite par le Président-directeur général de cette société, Pierre Vandebeeck à l’issue d’une rencontre avec le ministre ivoirien de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly. Et selon Vandebeeck, la position stratégique de la Côte d’Ivoire et sa détermination à booster son développement ont milité en faveur de ce choix. Ainsi, la Société d’investissement belge tisse discrètement sa toile. Déjà en 2012, elle faisait entrer dans son capital une filiale du Chinois Sinochem pour renforcer son assise financière et monter en puissance dans l’hévéa.
Son huile de table Cuisin’or et ses pains de savon Pursavon, made in Gabon, sont bien connus dans la sous-région, bien plus qu’elle qui est basée à Bruxelles. Créé en 1991 après l’acquisition d’une plantation de palmiers à huile de 3 000 hectares dans l’État d’Edo, au Nigeria, le groupe est depuis à la conquête de l’Afrique. Après le Nigeria, il a successivement réussi son implantation au Ghana, au Gabon puis en Côte d’Ivoire, à la faveur de la privatisation des sociétés publiques dans ces pays.





Côte d’Ivoire
![Éclairage | Chaînes de valeur agricoles en Afrique : l’agrégation comme levier de souveraineté, d’industrialisation et de transformation systémique [Par Pierre-Samuel Guedj] Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Champ-de-coton-au-Nord-de-lOuganda--450x185.webp)




