
Macroéconomie. Le rapport du Fonds monétaire international (FMI) du mois d’avril 2014 sur les perspectives économiques régionales relève une « forte croissance » en Afrique subsaharienne et juge « encourageante » la performance économique ivoirienne. C’est Roger Nord, Directeur adjoint, département Afrique du FMI qui a rendu public ledit rapport en présence du Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan en compagnie de sa ministre chargée ministre chargée de l’Économie et des finances, Nialé Kaba, Abdourahamane Cissé, son homologue au Budget et de nombreux diplomates.
Globalement, le rapport souligne une croissance en Afrique « d’environ 5,5% sur 2014-2015, en hausse sur le 5% de 2013 ». D’où les prévisions du FMI, pour une croissance encore « plus forte de l’ordre de 7% sur la même période » pour les pays les plus pauvres. Cette embellie, selon le responsable du FMI, provient essentiellement de « facteurs intérieurs comme l’investissement et les BTP », estimant que c’est un « facteur positif » qui augure de la longévité de la « croissance ».
Cependant, il craint des « risques » exogènes et endogènes comme le ralentissement des pays émergents qui pourrait conduire à des « conséquences négatives » pour l’Afrique au plan extérieur. « Un certain ralentissement est prévisible déjà. S’il s’avère plus aigu que prévu, il pourra entrainer des chutes importantes des cours de matières premières dont les retombées pourraient être négatives pour certains pays d’Afrique subsaharienne exportateurs de ressources minérales comme la République Démocratique du Congo ou la Zambie », prévient le responsable du FMI.
Au plan intérieur, a-t-il expliqué, la bonne maitrise des finances publiques reste très importante, soulignant que les « déséquilibres budgétaires apparus au Ghana et en Zambie, ont par exemple renchéri les coûts de financement et peuvent mettre à risque la stabilité économique » de ces deux pays.
«La croissance économique soutenue des pays africains au sud du Sahara a beaucoup contribué à la diminution sensible de la pauvreté et à l’amélioration des indicateurs de développement humain, dans les domaines de l’éducation et la santé », souligne-t-il.
Concernant la Côte d’Ivoire, il faut souligner que le FMI a salué sa « performance économique» et l’invite à poursuivre les importantes « réformes » en cours pour renforcer la «productivité de l’économie », notamment, « l’environnement des affaires » ainsi que le «système judiciaire », « l’accès au financement » et « l’efficacité de la dépense publique ».

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