La Fondation Brazzaville annonce son implication dans une initiative en cours depuis plusieurs mois, en collaboration avec plusieurs chefs d’Etat africains. L’objectif de cette initiative est de parvenir à ouvrir le dialogue entre la Russie et l’Ukraine, en aidant à une résolution pacifique du conflit en cours qui affecte des millions de vies, tant dans les pays belligérants que dans le monde.
Le conflit a considérablement entravé le flux des expéditions de céréales et d’engrais essentiels vers l’Afrique, entraînant des effets néfastes sur les économies de tous les pays africains et affectant la vie de millions de personnes sur le continent. Il était clair dans ces circonstances que l’Afrique ne pouvait pas rester silencieuse.
Avec l’expérience collective de ses administrateurs, des membres du conseil consultatif et de ses conseillers, la Fondation Brazzaville et ses partenaires et associés ont travaillé sans relâche pour constituer un consortium équilibré de leaders africains. Dirigé par le président Macky Sall du Sénégal, président sortant de l’Union africaine, le groupe comprend le président Abdel Fattah el-Sisi d’Égypte, le président Denis Sassou Nguesso du Congo, le président Hakainde Hichilema de Zambie, le président Yoweri Museveni de l’Ouganda et l’inclusion récente du président Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud, ajoutant le poids de l’une des plus grandes économies d’Afrique à l’initiative.
Les dirigeants russes et ukrainiens favorables à l’initiative
Les gouvernements russe et ukrainien ont été largement consultés et ont exprimé leur soutien à l’initiative, en s’engageant activement avec la Fondation et les gouvernements des États africains participants. Des réunions sont organisées à Kiev et à Moscou pour faciliter le processus.
Des consultations ont été établies à haut niveau avec le State Département à Washington et Whitehall à Londres, la République de Chine en a été informée ainsi que l’Union européenne.
L’initiative a reçu un appui supplémentaire par le biais de communications séparées entre les dirigeants africains et le président Zelenskyy de l’Ukraine et le président Poutine de la Russie. L’objectif principal de cette initiative est d’établir une plateforme de dialogue, visant à obtenir des accords pour libérer les cargaisons de céréales et les engrais critiques pour l’expédition vers l’Afrique, atténuant ainsi le risque potentiel de famine sur le continent.
«La Fondation Brazzaville exprime sa plus profonde gratitude aux gouvernements de l’Ukraine, de la Russie, du Sénégal, du Congo, de l’Ouganda, de la Zambie, de l’Égypte et de l’Afrique du Sud pour leur soutien et leur participation active. Nous remercions l’ancien Président Olusegun Obasanjo et M. Amama Mbabazi (tous deux membres du conseil consultatif de la Fondation) pour leur rôle. Nous remercions également nos partenaires pour leur aide précieuse », souligne le communiqué de la Fondation Brazzaville adressée à la rédaction d’AFRIMAG. Et d’ajouter : «Nous restons optimistes quant à la possibilité d’obtenir un résultat positif par le dialogue, comme en témoigne l’expérience africaine. Tout en reconnaissant les complexités en jeu, nous pensons que cette première étape cruciale peut ouvrir la voie à une paix durable. »
Fondation Brazzaville
La Fondation Brazzaville est une organisation à but non lucratif, basée à Londres et enregistrée auprès de la Charity Commission for England and Wales (n.1160693), engagée dans la résolution des conflits et le développement durable. Ses administrateurs et associés utilisent leur vaste expérience pour faciliter le dialogue et la coopération, contribuant ainsi de manière significative à la paix et à la stabilité mondiales. Elle promeut et soutient des initiatives africaines dans les domaines suivants :
- Paix – notamment la résolution des conflits internationaux et internes ;
- Environnement – notamment la protection des écosystèmes, de la biodiversité et des communautés ;
- Santé publique– notamment la préservation et l’amélioration de la santé et du bien-être des populations.





Russie
Ukraine
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




