Le Prince Cheikh Al Mansour Bin Jabor Bin Jassim Al Thani, cousin de l’émir du Qatar, a entamé un périple de 16 jours, du 13 au 29 août, en Afrique centrale et australe. Ce déplacement intervient 8 ans après celui de l’émir himself Son Altesse le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani en Afrique de l’Ouest
Cette grande tournée africaine dans 10 pays du Prince Cheikh Al Mansour Bin Jabor Bin Jassim Al Thani à Kinshasa a commencé par la République démocratique du Congo (RDC). Il se rendra ensuite en Centrafrique, en Tanzanie, au Burundi, en Zambie, au Botswana, au Mozambique, au Zimbabwe, en Angola et au Gabon. A travers ce marathon diplomatique fait d’opportunités économiques, le richissime émirat gazier du Golfe persique montre clairement son ambition pour le continent africain en quête d’investisseurs de classe mondiale.
Investissements : les montants des engagements donnent le tournis

A Gaborone, la capitale du pays reconnu mondialement par sa vertueuse gouvernance, le Botswana, le Cheikh Mansour Bin Jabor Bin Jassim Al Thani reçu par le Chef de l’Etat, Duma Boko, a donné le tempo de sa visite.
Al Mansour Holdings, propriété du Cheikh Mansour bin Jabor bin Jassim Al Thani, s’est engagée à investir 12 milliards de dollars US dans divers secteurs économiques au Botswana. Cet engagement a été matérialisé par la signature d’un accord avec Botswana Development Corporation, une entreprise publique. «Ce partenariat transformateur couvre les infrastructures, l’énergie, l’exploitation minière, l’industrie du diamant, l’agriculture, le tourisme, la cybersécurité et la défense, favorisant la stabilité économique, la diversification et la prospérité à long terme,» déclare en personne sur son fil d’actualité Facebook, le Président du Botswana, Duma Boko. «Ensemble, nous construisons un Botswana compétitif à l’échelle mondiale, sûr et préparé pour l’avenir,» a-t-il ajouté.

Plus tôt avant l’étape de Gaborone, Al Mansour Holdings a également signé un accord de coopération de 19 milliards de dollars US avec la Zambie, couvrant 11 domaines économiques, notamment le pétrole et le gaz.
La RDC, des opportunités à la pelle

À Kinshasa, là où l’émissaire de l’Emir du Qatar a entamé sa tournée africaine, Doha prévoit d’investir au moins 20 milliards de dollars US dans une quinzaine de secteurs économique, financier et social, principalement l’élevage, la santé, les infrastructures urbaines, le BTP, les hydrocarbures, le tourisme, l’agriculture, les mines…
Cette offensive s’inscrit dans une montée en puissance du Qatar en Afrique, où jusque-là, son rôle était majoritairement diplomatique, notamment dans des conflits comme en RDC, au Darfour ou entre Djibouti et l’Érythrée. Aujourd’hui, l’émirat ambitionne de consolider sa présence via des investissements significatifs et une implication directe dans les économies ciblées.

![Éclairage | Les opérations de placement réalisées à l’étranger par les institutions financières marocaines : un double contrôle de l’Office des changes et des autorités de contrôle sectorielles [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] À l'instar des investissements marocains à l'étranger, les produits de cession des placements des institutions financières à l'étranger, ainsi que les plus-values, peuvent être réinvestis dans les limites des plafonds fixés pour chaque type d'institution.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--320x170.jpg)
![Édito | Aérien : de quels avions avons-nous besoin ? [Par Jean-Louis Baroux] Très certainement, les grands constructeurs que sont Boeing et Airbus se penchent activement sur le sujet et pourtant, on a l'impression qu'ils ne se pressent pas, sans doute parce que les gammes d'appareils actuels sont faciles à vendre et que leur production est maîtrisée. Autrement dit, les deux grands gagnent tellement d'argent sur les avions actuels qu'ils n'ont aucune urgence à développer de nouveaux modèles. Et pourtant, on en aura bien besoin.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/LA380-320x151.jpg)



![Éclairage | Les opérations de placement réalisées à l’étranger par les institutions financières marocaines : un double contrôle de l’Office des changes et des autorités de contrôle sectorielles [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] À l'instar des investissements marocains à l'étranger, les produits de cession des placements des institutions financières à l'étranger, ainsi que les plus-values, peuvent être réinvestis dans les limites des plafonds fixés pour chaque type d'institution.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--450x239.jpg)

![Mondialisation | Commerce : l’IA propulse la croissance mondiale à un niveau record de 25,8 % [Rapport du « DHL Globalization Tracker et NYU Stern »] C'est l'une des principales conclusions de la dernière édition du « DHL Globalization Tracker », publiée par DHL et la Stern School of Business de l'université de New York. S'appuyant sur plus de 30 millions de données, ce rapport analyse les flux internationaux de commerce, de capitaux, d'informations et de personnes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/DHL-Global-Trade-Growth-Accelerates-and-Globalization-Sets-New-Record-450x253.jpg)


