Les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique se sont chiffrés à 48 milliards de dollars l’an dernier, selon le rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) publié jeudi 18 janvier. En dépit de la dégradation du climat politique dans plusieurs pays, il faut noter la stabilité des flux qui marquent une petite baisse de 1%.
Les flux d’Investissements directs étrangers (IDE) à destination du continent (mesurés par les intentions d’investir, c’est-à-dire les projets) ont enregistré une légère baisse de 1% par rapport à 2022 en s’établissant à 48 milliards de dollars en 2023, révèle la Cnuced dans son Rapport sur les IDE publié jeudi 18 janvier.
Selon l’institution, les annonces de nouveaux projets ont progressé sur le continent, portées par la reprise au Maroc, au Kenya et au Nigeria. Les financements de projets ont cependant baissé d’un tiers compromettant les perspectives de financement des infrastructures.
En comparant les différentes régions, l’Afrique du Nord a attiré moins de flux d’IDE en 2023 avec 12 milliards de dollars contre 15 milliards en 2022, soit une baisse de 21%. En revanche, les autres régions ont connu une hausse cumulée de 8% des entrées d’IDE passant de 33 milliards en 2022 à 36 milliards de dollars en 2023.
Ces évolutions des flux d’IDE interviennent dans un contexte où plusieurs pays sont confrontés à une dégradation de la sécurité, notamment les attaques terroristes et les conflits en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, la remontée des taux d’intérêt sur les marchés internationaux a entraîné une diminution des flux de capitaux en direction du continent.
Sur le plan mondial, les investissements directs étrangers ont enregistré une hausse de 3%, à 1.365 milliards de dollars en 2023. Cette tendance devrait se poursuivre cette année en raison des conditions de financement stables, malgré des risques persistants liés «aux tensions géopolitiques, à l’endettement élevé dans plusieurs pays et aux inquiétudes sur la fracture économique mondiale», soutiennent les économistes de la CNUCED.
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