Le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) a investi 55 milliards de dollars au cours de la dernière décennie, dans la connectivité régionale en Afrique, démontrant ainsi son engagement à renforcer l’intégration du Continent et le commerce
Cette annonce a été faite à l’occasion du lancement de l’analyse des capitaux, des services et des biens du marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), par la directrice de l’intégration régionale de la BAD, Mme Maria Antonia Joy Kategekwa, indique cette institution bancaire panafricaine dans un communiqué publié sur portail officiel.
Elle a dans ce sens souligné que la BAD joue un rôle de partenaire stratégique dans le développement de l’Afrique de l’Est, rappelant le soutien de l’institution au Protocole du marché commun de la CAE, qui vise à approfondir l’intégration économique grâce à la promotion de la libre circulation des biens, des services et des capitaux.
Le portefeuille «intégrer l’Afrique» de la Banque pour l’Afrique de l’Est, évalué à 5,5 milliards de dollars, est le plus important du Continent, ce qui témoigne de la volonté de l’institution de promouvoir une Afrique de l’Est plus connectée, explique la même source.
«Avec 64 % du portefeuille « Intégrer l’Afrique » consacré aux infrastructures de transport, la BAD a financé d’importants projets qui renforceront le commerce régional», a fait savoir Mme Kategekwa.
L’un de ces projets est le chemin de fer électrique à écartement standard qui relie le Burundi, la Tanzanie et la RDC, d’une valeur de 3,9 milliards de dollars, dont 700 millions de dollars débloqués par la BAD.
Au-delà des infrastructures, la BAD a également investi dans des projets de connectivité «douce», tels que le Projet d’intégration des systèmes de paiement et de règlement de la CAE de 20 millions de dollars, qui permet des transactions transfrontalières en monnaies locales, et le projet de renforcement des capacités de la CAE de 11 millions de dollars, qui vise à réduire les coûts du commerce et à éliminer les barrières non tarifaires.
Mme Kategekwa a souligné l’importance de ces investissements pour l’Afrique de l’Est et les objectifs plus larges de l’Afrique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui représente un marché de 3.000 milliards de dollars.
La Secrétaire générale de la CAE, Veronica Nduva, a pointé du doigt l’absence de convergence monétaire régionale, qui a un impact sur le commerce transfrontalier et a plaidé pour l’évaluation des efforts nationaux en faveur de changements régionaux.











