Selon la dernière enquête de suivi des micro et petites entreprises réalisée par la Banque centrale, la majorité en situation de défaut de paiement étaient «confrontées à des conditions économiques difficiles.» Pour des centaines d’entre elles, le pronostic vital serait engagé.
A fin 2023, 60,7 % des micro et petites entreprises kényanes, soit 2 sur 3, étaient en situation de défaut de paiement, contre 42,8 % un an plus tôt. Le taux de défaut de paiement était élevé parmi les entreprises appartenant à des femmes (62,3 % des TPE détenues par des femmes ont fait défaut sur leurs prêts contre 58,6 % de celles appartenant à des hommes).
Selon l’enquête de la Bank of Kenya, les micro-entreprises qui n’ont pas pu rembourser leurs prêts dans les délais étaient en proie «à des conditions économiques difficiles et persistantes», qui nécessitent qu’elles contractent des crédits pour rester à flot.
45 % de ces TPE ont emprunté de l’argent au fonds Hustler, mis en place par le gouvernement pour fournir une source de crédit moins chère aux particuliers et entreprises au bas de la pyramide et qui ont du mal à accéder aux crédits bancaires. 28 % d’entreprises ont eu recours aux prêts bancaires mobiles, 23 % à des opérateurs de paiement mobile et 15,9 % à la micro-finance.
S’agissant des défis majeurs auxquels sont confrontées les TPE kényanes, 92,2% ont cité, en première position, le coût élevé des fournitures et intrants. La moitié d’entreprises ont évoqué l’insolvabilité de leurs clients qui ne règlent pas dans les délais leurs factures. Comme partout, les délais de paiement sont la première cause de mortalité des petites entreprises.





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