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À quelques encablures de ces discours, la réalité est moins flatteuse. L'Afrique vue de Washington, en cet été 2026, tient du paradoxe : courtisée pour ses minerais critiques et citée comme un eldorado démographique, elle est frappée sans ménagement dès qu'elle exporte ses textiles ou ses avocats. Voilà où en est la diplomatie économique américaine sur le continent : l'America First appliqué avec constance, parfois avec brutalité.

De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.

Pour l'occasion, une carte avait été installée dans le Bureau ovale, où l'étendue d'eau, l'un des Grands Lacs de la zone frontalière, apparaît déjà sous sa nouvelle appellation, en grosses lettres rouges. « Les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs », affirme le décret publié par la Maison Blanche, qui assure aussi que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac, puisque les parties les plus profondes sont sur le territoire américain.»

Deux jours après en avoir lancé l'idée, le président américain Donald Trump a signé, jeudi 27 août à Washington, un décret rebaptisant le lac Ontario, à la frontière canadienne, en « lac d'Amérique. » Une décision unilatérale, sans reconnaissance internationale, qui s'inscrit dans la confrontation commerciale ouverte entre les deux voisins. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a répliqué dans la foulée : le lac s'appelle Ontario « aujourd'hui et pour toujours.»

Si plus de 80 % des produits canadiens restent exemptés de droits de douane aux États-Unis, les surtaxes imposées par l'administration Trump depuis l'an dernier ont déjà lourdement pesé sur les secteurs de l'aluminium, de l'acier et de l'industrie automobile. L'économie canadienne est même brièvement entrée en récession technique au premier trimestre, avant d'afficher des « signes d'amélioration », selon la Banque du Canada.

Une nouvelle salve de droits de douane américains, fixée à 50 %, frappe le Canada depuis le samedi 22 août, après l'échec d'ultimes négociations avec Washington. Le Premier ministre Mark Carney répond par deux leviers : la conquête de nouveaux marchés et le lancement de grands chantiers d'infrastructures. Le défi est de taille : les États-Unis absorbent encore autour de 70 % des exportations canadiennes, contre environ 4 % pour l'Union européenne en juin.

Le rythme est plus rapide que prévu : le Bureau du Congrès pour le budget (CBO) tablait jusqu'ici sur 39 400 milliards de dollars à la fin de l'année. Pour calmer les marchés, le Trésor a annoncé mercredi un renforcement de ses rachats d'obligations à long terme dès septembre.

La dette publique des États-Unis a dépassé pour la première fois la barre des 40 000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi 19 août par le ministère américain des Finances. Après la dernière émission de bons du Trésor, mardi, l'encours atteint 40 047 milliards de dollars, gonflé par les emprunts liés à la santé et à la sécurité sociale ainsi que par la charge croissante des intérêts.

Développé avec Merck, le vaccin, baptisé Intismeran, a été testé en association avec le Keytruda, immunothérapie de référence contre le mélanome. Les résultats intermédiaires de l'essai, publiés mercredi 19 août 2026, montrent que le traitement a atteint son objectif principal de réduction des récidives et son objectif secondaire de prévention de la propagation des tumeurs, par rapport au Keytruda seul. Les deux laboratoires n'ont pas livré de données détaillées, qui seront présentées lors d'un prochain congrès médical.

Le laboratoire américain Moderna a annoncé mercredi 19 août que son vaccin anticancéreux personnalisé à base d'ARN messager (ARNm) avait réduit le risque de récidive et de propagation du mélanome lors d'un essai clinique de phase avancée. Une première pour ce type de traitement, qui a fait bondir le titre Moderna jusqu'à 160 % et ajouté près de 40 milliards de dollars à sa capitalisation boursière. Si les autorités réglementaires donnent leur feu vert, des milliers de patients opérés d'un mélanome à haut risque pourraient en bénéficier dès l'année prochaine.

« L'ennemi a concentré tous ses efforts sur l'ouverture du détroit d'Ormuz (…) et maintenant ce détroit est en réalité pour nous un théâtre de guerre et plus seulement une voie maritime », a martelé le corps des Gardiens, puissante armée iranienne. « Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions. » Loin derrière le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité numéro un de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les négociations avançaient bien et que le déblocage était imminent.

Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre sur le statut de cette voie maritime et entend imposer à terme des frais de service, ce contre quoi les États-Unis s'opposent fermement. Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas « toutes » les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche 9 août les Gardiens de la révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.