fbpx

Mali vs Cédéao : Chaque camp compte ses soutiens

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Les lourdes sanctions prises par les dirigeants de la Cédéao contre le Mali ont suscité de nombreuses réactions de la Communauté internationale.

Il y a, d’une part, des pays qui soutiennent ouvertement ces sanctions et d’autres qui les désapprouvent et, d’autre part, des pays qui appellent à des négociations entre la Cédéao et la junte militaire au pouvoir à Bamako. 

Le colonel Assimi Goita, President de la Transition, lors de son discours en réactions aux sanctions de la Cedeao

L’Union européenne et les Etats-Unis soutiennent la fermeté de la Cédéao. Au cours d’une conférence de presse mardi dernier aux côtés du président du Conseil européen Charles Michel, le président Emmanuel Macron a salué les sanctions de la Cédéao contre le Mali. « D’ici la fin du mois, il y aura une réunion formelle pour que l’UE et l’ensemble des pays qui la composent puissent accompagner cette décision de sanctions », a-t-il indiqué.
Dans un communiqué, Washington affirme approuver les sanctions des dirigeants ouest-africains contre le Mali. « Nous partageons la profonde déception de la Cédéao face au manque d’actions ou de progrès du gouvernement de transition du Mali dans l’organisation d’élections comme on s’y s’était engagé après le coup d’État d’août 2020 », a indiqué le porte-parole du département d’État américain Ned Price.
Sans surprise, la Russie et la Chine ont marqué leur désapprobation des sanctions de la Cédéao contre le Mali en s’opposant à un projet de déclaration que la France a soumis au Conseil de sécurité de l’ONU. Les deux pays ont demandé une « compréhension » vis-à-vis du pouvoir de Bamako par rapport à la conduite du processus pour un retour à l’ordre constitutionnel.
Le voisin algérien lui, a appelé à des négociations entre la Cédéao et les autorités maliennes de transition. « En sa qualité de président du Comité de suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, l’Algérie a plaidé pour un dialogue serein et réaliste avec la Cédéao en vue de parvenir à un plan de sortie de crise qui tienne compte des exigences internationales et des aspirations légitimes du peuple malien. Alger propose une transition de 12 à 16 mois pour sortir de l’impasse.

Partager.

Répondre