Le Mali muscle sa stratégie de financement. L’État a dévoilé son calendrier d’émissions de titres publics pour 2026, avec un objectif ambitieux de 1 450 milliards FCFA à mobiliser sur le marché financier de l’UEMOA. Une montée en puissance qui confirme le rôle central du marché régional dans le financement budgétaire du pays.
Le vendredi 6 février, le Trésor public malien a officiellement lancé son programme d’émissions de titres pour l’année 2026. L’enveloppe globale à lever s’élève à 1 450 milliards FCFA, soit environ 2,61 milliards de dollars, et sera mobilisée de manière progressive tout au long de l’année.
Dans le détail, 340 milliards FCFA sont prévus au premier trimestre, 400 milliards au deuxième, 430 milliards au troisième et 280 milliards au dernier trimestre. Cette répartition trimestrielle vise à offrir davantage de visibilité aux investisseurs et à renforcer la prévisibilité des interventions du Trésor sur le marché régional.
Bons et obligations du Trésor au cœur du dispositif
Le programme reposera principalement sur deux instruments financiers. Les bons du Trésor serviront à couvrir les besoins de trésorerie à court terme, tandis que les obligations du Trésor permettront de financer des projets et dépenses à moyen et long terme.
Les émissions se feront par adjudication ou, selon les cas, par appel public à l’épargne. Les taux de rendement dépendront des conditions de liquidité du marché, de la maturité des titres proposés et de la demande exprimée lors de chaque opération.
Le marché UEMOA, pilier du financement de l’État
En 2025, le Mali avait déjà mobilisé 1 193 milliards FCFA à travers 34 émissions de titres, confirmant l’importance stratégique du marché financier régional dans sa politique de financement. Les principales souscriptions avaient été assurées par les banques nationales, notamment la BDM-SA, la BMS-SA et la BNDA.
Un objectif en hausse porté par l’appétit des investisseurs
Avec un volume d’émissions en progression pour 2026, les autorités maliennes misent sur la régularité des interventions, la disponibilité de la liquidité bancaire et le maintien de l’intérêt des investisseurs régionaux. Une stratégie qui traduit la volonté du pays de consolider son accès au marché et de sécuriser durablement le financement de ses besoins budgétaires.





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