À l’occasion de l’événement Quai des Futurs en marge de VivaTech, Proparco et Digital Africa ont annoncé le lancement de deux nouveaux fonds d’investissement dédiés aux startups africaines. Objectif : structurer un accompagnement à 360° pour les jeunes pousses du continent, du pré-amorçage à la croissance

Face à un écosystème tech africain en pleine effervescence, la France renforce son engagement. Le 11 juin dernier, lors de « Quai des Futurs, » un événement consacré à la tech africaine en marge de VivaTech, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé le soutien de la France à l’entrepreneuriat africain devant plus de 300 entrepreneurs du continent.
Un nouvel élan pour l’innovation « made in Africa »
C’était l’occasion pour Proparco et Digital Africa de dévoiler deux programmes d’investissement d’envergure : Choose Africa VC et Digital Africa Seed Fund, totalisant plus de 130 millions d’euros.
Choose Africa VC : 104 millions d’euros pour passer à l’échelle
Fruit de l’expérience de Proparco, filiale de l’AFD, qui a déjà soutenu plus de 200 startups africaines depuis 2018, Choose Africa VC représente une nouvelle étape. Ce programme, soutenu par la Commission européenne et la France, prévoit de déployer 104 millions d’euros sur 3 à 5 ans, à destination des startups africaines en phase seed à série B, ainsi que des fonds de capital-risque qui les soutiennent.
À ces investissements s’ajoutera une enveloppe de 3,1 millions d’euros d’assistance technique, financée par la Commission européenne, pour renforcer les capacités des entreprises bénéficiaires, qu’elles soient financées directement ou via des fonds partenaires.
«L’objectif est clair : aider les entreprises de la tech africaine à passer l’échelle, à mobiliser davantage de capitaux privés et ainsi contribuer à faire émerger les champions de demain,» souligne Françoise Lombard, Directrice générale de Proparco.
Digital Africa Seed Fund : cibler les écosystèmes frontières
En complément, Digital Africa lance le Digital Africa Seed Fund, doté de 30 millions d’euros, destiné aux startups en phase d’amorçage, notamment dans les écosystèmes dits frontières, moins desservis par les circuits traditionnels du capital-risque. Le fonds prévoit d’investir dans une trentaine de startups, avec des tickets moyens de 300 000 euros.
«Ce nouveau fonds vient compléter notre dispositif existant, notamment Fuzé, et contribuera à faire émerger les futurs champions africains là où on les attend moins,» s’est félicité Grégoire de Padirac, Directeur général de Digital Africa.
Ces deux dispositifs s’inscrivent dans une stratégie globale portée par la France pour soutenir l’innovation africaine. Ce soutien repose sur un continuum d’accompagnement :
– Digital Africa se concentre sur le pré-amorçage et l’amorçage,
– Proparco intervient dès la série A jusqu’aux phases de croissance,
– L’AFD et Expertise France œuvrent à structurer les écosystèmes et renforcer les compétences locales.
Avec cette approche, la France entend renforcer les liens économiques et culturels entre les deux rives de la Méditerranée, tout en misant sur le potentiel des jeunes entrepreneurs africains comme vecteurs de transformation.
«Le futur des relations entre l’Afrique et la France passe notamment par un changement de regard,» a déclaré Jean-Noël Barrot. Une déclaration qui prend tout son sens à l’heure où les initiatives comme Choose Africa VC ou le Digital Africa Seed Fund ouvrent de nouvelles perspectives à une génération d’innovateurs en quête d’impact.





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