Au point mort depuis des décennies, le projet de construction du barrage hydroélectrique de Grand Inga sur le fleuve Congo en RDC (ndlr : il s’agit de finir cet ouvrage titanesque dont seules les deux premières phases sont opérationnelles), suscite l’intérêt des investisseurs de premier plan
Selon l’agence Bloomberg, cinq institutions de financement du développement se sont associées pour réfléchir sur le moyen de développer ce gigantesque projet hydroélectrique considéré comme le plus important au monde. Il s’agit de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), la Banque Africaine de développement (BAD), la Banque de développement d’Afrique du Sud (DBSA), la Banque industrielle de développement d’Afrique du Sud et la Nouvelle banque de développement (NBD), le bras financier des BRICS. Selon Bloomberg qui cite un responsable de la gestion des risques de la Banque de développement d’Afrique du Sud, les tractations ont été lancées en juin dernier et ont reçu les approbations des chefs d’Etat de l’Afrique du Sud et de la RD Congo.
De l’électricité à profusion pour la RDC et au-delà !
Le projet Grand Inga nécessite des investissements estimés 80 milliards de dollars pour une production de 40.000 mégawatts d’électricité, de quoi couvrir non seulement la demande de ce vaste pays, mais aussi, les besoins de très nombreux pays africains dont l’économie est plombée par de la trop faible capacité de production d’électricité. D’ores et déjà, l’Afrique du Sud s’est dite disposée à acheter une partie de l’électricité une fois produite. Selon des analystes, comme les précédentes tentatives, les discussions en cours ne déboucheront pas forcément sur une relance de ce projet qui a été retardé à plusieurs reprises par les désaccords entre Kinshasa et les divers partenaires qui se sont succédé. On peut notamment citer la Banque mondiale, la China Three Gorges Corporation, l’espagnol Actividades de Construccion y Servicios et même la société australienne Fortescue, annoncée sur le projet en 2023. Il y a deux mois à peine, le gouvernement congolais annonçait la signature d’un accord préliminaire avec la société nigériane Natural Oil Field Services pour la construction d’une centrale de 7 gigawatts sur le même site. Les banques de développement sus évoquées n’ont pas défini d’échéancier pour l’implémentation de ce projet. Toutefois, elles ne devraient pas supporter seules le coût de construction et voudraient attirer des investissements privés.
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