L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé vendredi 31 janvier, la note de la Côte d’Ivoire à BB- avec une perspective stable, malgré les incertitudes politiques liées à l’élection présidentielle prévue en octobre 2025
Selon les analystes de l’agence américaine, cette note reflète «une croissance solide, une gestion budgétaire rigoureuse et des politiques macroéconomiques bien ancrées, caractérisées par une faible inflation et un partenariat étroit avec le FMI.»
La prochaine présidentielle constitue un moment clé pour la stabilité politique et sociale du pays, mais Fitch Ratings ne voit pas de facteurs susceptibles de créer de l’instabilité en Côte d’Ivoire : «tout affrontement potentiel resterait limité et ne compromettra pas ni la croissance, ni les efforts de consolidation budgétaire», estime l’agence de notation financière. Pour elle, «les réformes économiques devraient se poursuivre sans interruption majeure et que la continuité des politiques sera assurée.»
Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire continue de s’illustrer par une performance remarquable. La croissance économique estimée à 6,1% en 2024 devrait s’accélérer à 6,5% à moyen terme, dépassant largement la médiane des pays notés BB, fixée à 3,8%. Cette progression s’explique par des investissements publics ambitieux, une diversification accrue dans les secteurs de l’or et du pétrole, ainsi qu’une politique macroéconomique stable.
Une gouvernance à consolider
Fitch salue aussi les efforts de consolidation budgétaire. Pour 2024, le déficit budgétaire est estimé à 4% du PIB grâce à une meilleure mobilisation des recettes. Le ratio impôts/PIB devrait progresser de 0,5 point par an d’ici 2028, soutenu par des réformes fiscales telles que la rationalisation des exonérations d’impôts et la modernisation du fisc.
Malgré ces atouts, des défis subsistent. Le revenu par habitant reste faible par rapport aux pairs de la catégorie BB, la gouvernance est encore perfectible et la stabilité politique demeure fragile. Cependant, la gestion rigoureuse des finances publiques permet d’envisager une baisse de la dette publique, stabilisée à 58% du PIB en 2024, et à 52,7% d’ici 2026.
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