Les autorités sénégalaises et mauritaniennes ont conclu vendredi 11 juillet à Rosso, un accord qualifié d’«historique» pour en finir avec une étonnante barrière à l’entrée qui entravait les échanges commerciaux entre les deux pays et qui empoisonnait la vie de transporteurs des marchandises
Désormais, les véhicules sénégalais pourront entrer en Mauritanie, et inversement, sans être contraints de transborder leur cargaison sur des camions locaux. Les «experts» qui devisent dans les colloques sur la zone de libre-échange panafricaine, la Zlecaf, n’avaient jamais relevé ce type d’incongruité, qui existe sans doute un peu partout sur le continent.
Soulagement pour les commerçants et les opérateurs de fret routier
La fin de l’obligation de transbordement est un réel soulagement pour les commerçants et les opérateurs de fret routier de deux pays. Avant cet accord, ils devaient décharger leur marchandise à la frontière entre Rosso ou Diama, supportant des coûts de manutention additionnels. Pour contourner cette restriction, nombre d’entre eux affretaient des camions immatriculés au Mali ou au Maroc, y compris pour des flux vers la Mauritanie ou Barcelone, par exemple. Ce qui avait pour conséquences, des retards, des frictions douanières et un manque de traçabilité sur l’ensemble du corridor, ainsi qu’une envolée des coûts logistiques de 15 à 30%.
La mise en œuvre de cet accord se traduira par des passerelles plus fluides entre le Maroc, le Mali et le reste de la Cédéao en plus de l’attractivité du corridor Dakar-Nouakchott-Casablanca-Bamako. Cet accord marque l’application effective d’une convention de 2021 qui tardait à être mise en œuvre faute de volonté politique avec la main invisible des lobbys dont le statu quo arrangeait, pour ne pas dire, constituait une source d’enrichissement sans cause.






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