Selon le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) réuni lundi 26 juin, le taux d’inflation dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, Centrafrique et Guinée équatoriale) est désormais projeté à 6,1% en 2023. Même en retrait de 0,1 point par rapport à la prévision de mars dernier, l’inflation reste largement au-dessus de l’objectif-cible de 3% dans la sous-région.
Après quatre hausses successives de ses principaux taux directeurs depuis 2021 afin de contenir les pressions inflationnistes, la Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a décidé de maintenir inchangés lesdits taux au terme de
la session de son Comité de politique monétaire tenue le 26 juin. «L’analyse que nous avons de la conjoncture aussi bien internationale qu’au sein de la Cemac nous amène à les maintenir ; Les différentes augmentations des taux directeurs effectuées jusqu’ici nous ont conduits à une tendance baissière de l’inflation. Nous sommes dans une posture d’observation (…) La situation actuelle de l’inflation n’est pas terrible au point de nécessiter une augmentation des taux ni particulièrement optimiste pour les baisser», justifie le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli.
Les autorités monétaires de la Cemac expliquent ce statu-quo par une amélioration du tableau de certains paramètres qui influencent l’indice des prix à la consommation. Il s’agit principalement de la baisse des cours mondiaux des matières premières importées, suite à la normalisation de la chaîne logistique mondiale restée perturbée pendant la période post-Covid. Le décrochage des taux du fret maritime a largement contribué à l’accalmie de l’inflation des prix alimentaires. Pour autant, la Beac n’entend pas baisser la garde et veillera à ce que l’excès des liquidités sur le marché n’annule pas le bénéfice de la baisse des prix à l’import.
Aussi, dans le cadre du pilotage de la politique monétaire, la banque centrale n’exclut pas la possibilité d’accentuer les ponctions hebdomadaires de liquidité opérées dans les coffres-forts des banques, afin de continuer à combattre l’inflation. Il s’agit de contenir la part de l’inflation, 20%, qui selon le gouverneur de la Beac, est d’origine monétaire.





Cameroun
Gabon
Guinée Equatoriale
République centrafricaine
République du Congo
Tchad





