L’agence de notation financière S&P Global Ratings a relevé vendredi 22 mars, les notations de crédit souverain à long et à court terme en devises locales et étrangères du Cameroun est passée de « CCC+/C » à « B-/ assorties de perspectives stables.
Pour expliquer sa décision, l’agence dit avoir mis en balance les risques découlant de la gestion des finances publiques, de la volatilité des termes de l’échange et de la situation sécuritaire fragile avec des facteurs tels que l’accès à un financement concessionnel et le potentiel d’une croissance économique plus forte.
Malgré la faiblesse persistante de la gouvernance, les risques pesant sur la position de liquidité et la discipline de paiement du Trésor se sont atténués, constatent les analystes de S&P Global Ratings. «Notre position se fonde sur des mesures contenues dans le programme en cours du FMI visant à améliorer le cadre de gestion de trésorerie. Cela devrait atténuer les défis techniques qui ont conduit au défaut du Cameroun en 2022», affirment-ils. La nouvelle notation du Trésor camerounais prend également en compte les économies budgétaires qui résulteraient de la suppression partielle des subventions de carburants.
Sur le plan macroéconomique, la météo est plutôt bonne. La croissance du PIB réel du Cameroun devrait s’établir en moyenne à 4,2 % sur la période 2024-2027 portée par l’augmentation des investissements dans les grands projets d’infrastructure liés à l’énergie, aux communications et aux transports. Ces projets devraient faciliter l’accès à l’électricité et améliorer le réseau de transport, améliorant ainsi la productivité globale. Par exemple, le barrage hydroélectrique de Nachtigal a démarré sa production et pourrait fournir 30 % de la consommation électrique du pays une fois pleinement opérationnel d’ici fin 2024.
L’agence S&P Gobal Ratings relève néanmoins des ombres au tableau, notamment les risques sécuritaires dans la partie anglophone du pays et autour du lac Tchad, ainsi que les interrogations liées à la succession du Président Paul Biya augmentent considérablement l’incertitude.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




Cameroun





