Le colonel Doumbouya imprime sa marque
Les actions sur le terrain ont permis de s’attaquer aux maux qui affectent les valeurs d’une société démocratique. En matière de lutte contre la corruption et l’impunité, des avancées majeures sont à noter.
L’ouverture du célèbre dossier du 28 septembre 2009 garantit l’édification d’une justice forte en Guinée. Le lancement des audiences dans cette affaire est perçu comme une délivrance pour les accusés et une réparation en faveur des victimes estimées au moins au moins à 500 personnes.
A date, plus de 180 personnes physiques et morales sont visées par la justice. Près de 250 personnes physiques et morales sont épinglées. Les auditions des victimes et leurs familles des crimes perpétrés sous le régime Alpha Condé ont débuté vendredi 20 janvier 2023. Les procédures d’interrogatoires se tiennent à la cour d’appel de Conakry où se déroule le procès du massacre du 28 septembre 2009. L’ancien Président Alpha Condé et plusieurs barons de son régime sont poursuivis pour meurtres, assassinats, homicides volontaires, tortures, enlèvements et complicités.
Les fossoyeurs des deniers publics dans la ligne de mire de la justice
Des injonctions de poursuites judiciaires ont été faites aux procureurs généraux par le ministre de la Justice, garde des sceaux Alphonse Charles Wright concernant des personnes dont les comptes sont gelés. Il s’agit de l’ancien Président Alpha Condé, Kassory Fofana, son Premier ministre et 186 autres anciens ministres, cadres et agents de l’administration. Les personnes citées ont été invitées à justifier la provenance de leurs biens saisis.
Mettre la justice à niveau
Le ministre de la Justice, garde des sceaux a œuvré en faveur de la restauration de l’autorité de la justice avec à la clé la validation de plusieurs textes d’applications, la formation commune de base de plus de 200 gardes pénitentiaires, l’augmentation des grades de l’ensemble des gardes, pénitentiaires.
Concernant l’assainissement et le renforcement des capacités du pouvoir judiciaire, il faut noter l’achèvement et l’équipement du palais de justice qui abrite le procès du 28 septembre, la rénovation de plusieurs tribunaux du pays, le lancement de l’opération de recrutement de 100 auditeurs et 100 élèves greffiers dans le but du rajeunissement d’un secteur vieillissant. Un an a donc suffi pour promouvoir les droits des enfants en contact avec la loi. Aujourd’hui, un bâtiment digne est mis à disposition pour faire juger les mineurs.
«Nous devons garder foi en l’avenir et traduire en action notre devise : ‘Travail, Justice, Solidarité’, fondement de notre destin commun. La justice est aujourd’hui sur la sellette. Un travail important est en train d’être abattu pour mettre notre justice à niveau. Je vais vous dire que les directives énumérées par le ministre de la Justice et des droits de l’homme sont des directives qui sont en droite ligne avec la politique pénale de notre pays et nous sommes ici en tant que parquetiers, les premiers exécutants de cette politique pénale», a clamé Aly Touré Procureur spécial de la Crief, jeune juridiction mise en place à l’aube de la Transition pour lutter contre la délinquance économique et financière.
Les activités judiciaires ne s’arrêtent pas qu’à la capitale, c’est pourquoi récemment le ministre de tutelle, Alphonse Charles Wright, a effectué une tournée d’écoute et de sensibilisation des populations à l’intérieur du pays. Partout le premier responsable de la justice guinéenne a exhorté les sages à plus de collaboration avec les juridictions d’instance dans les dossiers judiciaires étant les premiers connaisseurs et témoins de conflits de tous types.





Guinée


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