Le colonel Doumbouya imprime sa marque
En dissociant les transports du département des Infrastructures et des Travaux publics, le Chef de l’Etat guinéen a souhaité donner à ce secteur toute la latitude de se préoccuper des défis immenses dont la Guinée doit faire face.
Le Ministères des Transports est un département hautement stratégique pour le développement socio-économique de la Guinée. Il est important de faire en sorte que ce département joue le rôle de mobilité au sein de notre pays, des Etats limitrophes et au-delà, dans la sous-région et le reste du monde. Faciliter la mobilité des personnes et des biens est la vision portée par le chef de l’État. L’objectif est de mettre en place au niveau du département des Transports un système intégré qui consiste à mettre en synergie les différents modes de transports au sein de notre pays.
En dissociant les Transports du Département des Infrastructures et des Travaux publics, le Chef de l’Etat Guinéen a souhaité donner à ce secteur toute la latitude de se préoccuper des défis immenses dont la Guinée doit faire face. Avec plus de 350 kilomètres de côte, dont des zones en eaux profondes, la Guinée avait la possibilité depuis belle lurette de relier par voie maritime les principales localités de sa façade Atlantique. A l’arrivée du CNRD, les débarcadères des Iles de Loos sont en train d’être réhabilités ou reconstruites et la liaison Conakry-Freetown par voie maritime inaugurée en décembre 2022 permet de gagner plus de deux heures comparativement au chemin par la route. En plus, la liaison Conakry-Kamsar est en étude pour sa reprise.
Hormis ces trafics, le Ministère des Transports mise sur l’extension et le dragage des ports notamment celui de Conakry pour accès à des navires plus nombreux et plus grands pour rendre nos ports plus compétitifs et avoir une place de choix pour desservir les pays continentaux notamment le Mali et le Burkina Fasso. Le Mali a déjà commencé par Conakry pour certaines importations et exportations ; la prévision de la construction du Port sec de Kouria dans Coyah et les auberges déjà existantes pour les transporteurs maliens sont de nature à rendre la destination Guinée attrayante pour les pays n’ayant pas d’accès à la mer. Même avec toutes ces innovations, le port de Conakry sera plus profitable avec un réseau routier fiable ; pour preuve, au fur et à mesure de l’avancée des travaux de la route Coyah-Dabola, le trafic Port de Conakry-Mali devient plus important. Nul doute qu’avec la réhabilitation du chemin de Conakry-Niger, l’hinterland malien sera dans les escarcelles du Port de Conakry.
Le Gouvernement de la Transition envisage de créer une nouvelle société de Transports. Pour cela, il est nécessaire de tirer les leçons du passé pour ne pas retomber dans les mêmes travers. La construction des échangeurs à Bambeto, Kagbelen et Kilomètre 36 et l’Appel d’offres qui vient d’être lancé pour l’échangeur d’Hamdalaye et la construction de la route 2X2 voies Hamdalaye, inciteront les usagers à se loger loin du centre-ville de Kaloum.
Enfin la Guinée comme la plupart des Etats veut se doter d’une Compagnie aérienne, mais il va falloir développer les compétences. Il y a en projet la formation de la nouvelle génération de pilotes guinéens, la formation des ingénieurs en maintenance, du personnel au sol ; c’est donc toute une batterie de ressources qu’il faut avoir et de logistiques pour pouvoir opérer une compagnie aérienne. Des contacts ont été pris avec l’Indonésie.
Pour le trafic domestique, le projet pour la construction ou la réhabilitation des aérodromes à l’intérieur du pays de Kankan, Labé, Faranah, N’Zérékoré est à l’étude ; Boké étant déjà en construction avec certaines compagnies minières.





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