Le colonel Doumbouya imprime sa marque
Secteur de croissance prioritaire au même titre que les Mines et l’Agriculture, l’Energie en Guinée bien que présentant un potentiel énorme estimé à 6.000 MW a, pendant des décennies, fonctionné de manière insuffisante. Aujourd’hui le déficit d’électricité n’est plus qu’un lointain souvenir pour les guinéens.
Dans ce contexte marqué par un déficit chronique en énergie et en eau potable, le gouvernement de la transition s’est engagé dans une politique de redressement d’urgence tout en déployant de gros moyens dans une perspective stratégique à travers 5 axes : Investissements en infrastructures ; Amélioration de la gestion commerciale ; Gestion de la demande en situation de pénurie d’offre ; Restructuration et renforcement de l’EDG (Gestion Privé) ; restructuration et renforcement de capacité du secteur.
L’objectif est de permettre l’accès à l’électricité de 65 %, voire 100 % de la population ainsi qu’à l’eau potable.
Plusieurs projets réactivés et achevés.
A date, plusieurs réalisations ont été effectuées : l’augmentation du taux d’électrification de 25% à 46% entre septembre 2021 et 2022, l’achèvement et la mise en service du poste énergétique 225/30kV de l’Electricité de Guinée (EDG) de Boké par le projet d’interconnexion OMVG, l’achèvement et la construction de postes énergétiques de 225/30 kV à Labé et Mali, l’interconnexion de la ville de N’Zérékoré à travers le projet d’interconnexion Côte d’Ivoire, Libéria-Sierra Léone- Guinée, l’électrification de 36 localités, dont 29 dans Kindia et 7 dans N’Zérékoré ainsi que la réalisation de postes-sources à Manéah, Kissosso, Sonfonia, Casse et Sanoyah. A cela s’ajoute l’éclairage urbain, qui a facilité la lutte contre le banditisme dans Conakry et ses villes environnantes.
D’autres réalisations sont en cours, notamment le projet de turbine à gaz à Kankan pour une capacité de 20 MW et celui du barrage hydroélectrique d’Amaria à Dubréka pour une puissance installée de 665 MW avec un coût total de réalisation estimé à 930 millions de dollars US.
Concernant les différentes composantes du projet d’interconnexion de l’OMVG, cette ligne électrique d’interconnexion de l’OMVG est segmentée en 16 lots de lignes et comporte 15 postes électriques dont les postes de Mali, Labé, Linsan et son extension, celle de Boké, de Kaléta en République de Guinée. Elle permettra aussi de transporter l’énergie produite par le barrage de Sambangalou ainsi que les 30% de la production énergétique du barrage de Kaléta, déjà fonctionnel en Guinée.
« Il faut rappeler que le réseau électrique de l’OMVG permettra l’interconnexion avec les autres projets régionaux : Transco-Clsg (Côte d’Ivoire-Liberia-Sierra-Leone-Guinée); -Guinée-Mali avec la liaison Linsan-Balassa-Fomi;(Boucle de Guinée Linsan-Balassa-Faranah-Kissidougou-Guéckédougou Macenta-Nzérékoré. Cet ouvrage énergétique permettra à la ville de Boké et les agglomérations de Kolaboui, Kamsar et Sangarédi d’accéder 24h/24 à l’énergie électrique produite par le Complexe Kalėta – Souapiti et plus tard le raccordement des sociétés minières de la zone », a expliqué le Ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aly Seydouba Soumah.
Selon lui, la volonté traduite par le Président de la Transition pour le secteur de l’énergie depuis le 05 septembre 2021, est de porter le taux d’accès à l’électricité à 65% voire 85% à l’horizon 2021-2024. Mais aussi, favoriser la participation d’opérateurs privés dans la production, le transport et la distribution de l’électricité dans un cadre réglementaire garantissant un traitement uniforme à tous les opérateurs.
Comme principaux défis des deux prochaines années, les autorités de la transition envisagent plusieurs réformes dont entre autres : le basculement de l’esprit de services de l’eau et d’électricité gratuits à un esprit de services payants au regard de leurs coûts de production tout en s’appuyant la péréquation des coûts et l’adoption de tranches sociales.


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