L’Italie est un partenaire solide du Fonds africain de développement (FAD), une des trois entités du Groupe de la Banque africaine de développement, et s’est engagée à verser 298,88 millions d’euros lors de la 16e reconstitution de ses ressources

Cet engagement italien exprimé est une volonté d’explorer les opportunités de croissance mutuelle en Afrique dans le cadre du Plan Mattei.
Stefano Gatti, Directeur général de la coopération au développement du ministère italien des Affaires étrangères, et Lorenzo Ortona, chef du groupe de travail du Plan Mattei, ont conduit une délégation le 8 mai dernier au siège de la Banque à Abidjan. La délégation était composée de représentants d’institutions chargées de la mise en œuvre du Plan Mattei pour l’Afrique, telles que la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) et le ministère des Finances, ainsi que d’importants représentants du monde des affaires, du secteur privé et de la société civile.
Le Plan Mattei, le bras financier de l’Italie en Afrique
Dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique, l’Italie vise à favoriser les partenariats économiques et stratégiques avec les pays et institutions du continent. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a indiqué que le Groupe de la Banque africaine de développement serait son principal partenaire financier stratégique pour la mise en œuvre de ce plan.
La délégation a été accueillie par la première vice-présidente du Group de la Banque africaine de développement, Marie-Laure Akin-Olugbade, qui était accompagnée de trois vice-présidents, Nnenna Nwabufo, Beth Dunford et Kevin Kariuki, ainsi que de plusieurs directeurs des départements de l’énergie, de la mobilisation des ressources et des finances, entre autres.
Stimuler l’agriculture africaine
Les participants à la réunion ont échangé sur les moyens de renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé avec l’Italie pour réduire la faim et stimuler l’agriculture en Afrique. Les discussions ont également porté sur l’importance du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, pour relever les défis des pays les plus défavorisés du continent.
Mme Akin-Olugbade a exprimé sa satisfaction quant aux progrès accomplis depuis l’annonce du Plan Mattei en juillet 2024, en particulier la Facilité de financement du Processus de Rome/Plan Mattei (RPFF), un fonds spécial multi-donateurs destiné à soutenir des projets d’infrastructure souverains axés sur le climat qui contribuent à traiter les causes profondes des migrations. Le fonds RPFF, qui bénéficie de contributions de l’Italie et des Émirats arabes unis pour un montant total de plus de 170 millions de dollars, est désormais opérationnel.
«Nous apprécions bien sûr le choix de la Banque africaine de développement pour vous accompagner dans votre stratégie,» déclare la première vice-présidente du Groupe de la Banque multilatérale panafricaine.
Accélérer le développement du secteur privé
Parmi les autres instruments prévus dans le cadre du Plan Mattei avec la Banque figurent la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (Graf) et une facilité de cofinancement bilatérale. Dans le cadre de la Graf, la CDP et la Banque africaine de développement prévoient d’investir jusqu’à 400 millions d’euros sur cinq ans dans des fonds de capital investissement afin d’accélérer le développement du secteur privé en Afrique.
«Nous sommes reconnaissants du travail remarquable accompli par la Banque. Nous l’apprécions vraiment,» a assuré M. Ortona.
«Je pense que l’Italie considère la Banque africaine de développement et le Fonds africain de développement comme des partenaires de confiance. Je suis convaincue que notre bilan en matière de fourniture et d’obtention de résultats est bon. Les banques multilatérales de développement ont un effet de levier que les ressources bilatérales n’ont pas toujours. Nous devons tirer parti de cet avantage,» souligne Marie-Laure Akin-Olugbade, première vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement.








![Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces événements m’ont poussé à me poser la question si l’Afrique et le Maroc subissent un jour le revers de la médaille de l’interdépendance avec l’UE si jamais ils s’obstinent à s’affranchir définitivement de cette organisation politico-économique sui generis européenne et de leurs anciennes métropoles comme c’est le cas des pays du Sahel.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Ue-450x253.jpg.webp)


