La délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies, en mission en République démocratique du Congo (RDC), a confirmé les accusations des autorités congolaises contre le Rwanda, concernant l’appui aux rebelles du M23 qui multiplient des offensives dans la province orientale du Nord-Kivu.
La délégation du Conseil de sécurité a clôturé sa mission en terre congolaise, dimanche 12 mars, par une conférence de presse à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu qui abrite environ la moitié des 5,6 millions de déplacés du pays.
« Il n’est plus à démontrer non plus que le Rwanda soutient le M23. Il est d’autre part clairement établi aussi qu’il y a des incursions régulières de l’armée rwandaise dans le Nord-Kivu. Cela aussi est inacceptable », a déclaré Nicolas de Rivière, représentant de France et chef de la délégation qui a séjourné dans le pays du 9 au 12 mars pour évaluer la situation sécuritaire du pays.
« Il y a une pression, des mesures coercitives qui sont prises parmi d’autres contre les leaders du M23. C’est une stratégie qui va se poursuivre et s’amplifier et à laquelle nous tenons », a-t-il ajouté s’exprimant sur des sanctions réclamées par Kinshasa et la société civile contre le mouvement rebelle. Un groupe d’experts des Nations Unies avait déjà accusé, dans un rapport, le Rwanda de soutenir les rebelles via son armée.
« Agir contre le groupe rebelle, c’est principalement la responsabilité des Forces armées congolaises. Celle de la Monusco (mission de l’ONU dans le pays) est de protéger les civils. C’est important de le rappeler parce que les choses doivent être clairement dites et que les responsabilités respectives soient rappelées et établies », a indiqué De Rivière.





République démocratique du Congo
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




