Le président de la RDC, Antoine Félix Tshisekedi, a achevé, hier mercredi, sa mission de facilitation au Tchad secoué par une crise politique depuis la mort, en 2021, du président Idriss Deby. Le chef de l’Etat avait été mandaté par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale pour mener une médiation entre l’opposition et la junte tchadienne.
Médiateur désigné par la Communauté économique des pays d’Afrique centrale (CEEAC), Tshisekedi a clôturé sa mission de 48h par un tête-à-tête avec le Président de la Transition, le Général Mahamat Idriss Deby.
«Ensemble, les deux présidents ont échangé sur les résultats des consultations de la facilitation», selon un compte-rendu de la présidence congolaise.
Le chef de l’Etat congolais avait auparavant reçu les délégations des parties prenantes au processus de transition politique au Tchad dont la société civile, les participants au Dialogue national organisé en 2022 et ceux qui avaient boycotté ce forum politique.
Selon le communiqué final, les parties prenantes au processus de transition politique au Tchad s’accordent pour «travailler ensemble en vue de renforcer le caractère inclusif du cadre de concertation politique issu du dialogue de réconciliation nationale.»
Tshisekedi dit n’avoir «trouvé aucun Tchadien hostile aux avancées ; Tous ceux que j’ai rencontrés sont pour la reconstruction, le progrès, la réconciliation et l’unité du Tchad. Je repars plein d’espoir d’une solution pacifique et heureuse pour ce peuple frère», a-t-il déclaré à la presse.
La crise au Tchad s’est aggravée depuis l’assassinat du président Idriss Deby, lors d’affrontements entre armée et rebelles. Son fils, le général Mahamat Idriss Deby Itno lui a succédé en tant que président transitoire, en avril 2021. Des élections transitoires devraient avoir lieu fin 2024, le mandant de Deby fils ayant été prolongé de deux ans en octobre dernier. Ce glissement a déclenché des manifestations meurtrières de l’opposition.
La possibilité pour Mahamat Idriss Déby de se présenter à la présidentielle à l’issue de la transition, en dépit d’une promesse contraire faite il y a 18 mois à la communauté internationale et l’Union africaine a été consacrée par le dialogue national souverain et inclusif. Un référendum constitutionnel est prévu le 17 décembre prochain pour valider ou pas, la forme de l’État «unitaire décentralisé.»





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