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Accueil - Diplomatie - Afrique du Sud – États-Unis | Lettre ouverte : “Nous ne cherchons pas votre approbation,” Ronald Lamola remballe Marco Rubio et défend la voie souveraine de Pretoria»

Afrique du Sud – États-Unis | Lettre ouverte : “Nous ne cherchons pas votre approbation,” Ronald Lamola remballe Marco Rubio et défend la voie souveraine de Pretoria»

La rédactionPar La rédaction6 décembre 2025 Diplomatie
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Monsieur le Secrétaire d’Etat Rubio, J'ai lu votre article publié sur Substack le 3 décembre 2025. Dès le départ, je tiens à féliciter les États-Unis pour leur prise de présidence du G20. Nous leur adressons nos vœux les plus sincères de réussite, un mandat qui, nous l'espérons, servira la cause de l'unité au niveau mondial et du progrès inclusif.
Ronald Lamola et Marco Rubio

Dans une lettre ouverte cinglante adressée au Secrétaire d’État américain Marco Rubio, Ronald Lamola, chef de la diplomatie sud-africaine, renvoie Washington à ses propres contradictions et défend avec vigueur la légitimité du parcours politique et économique de son pays. Refusant toute mise sous tutelle, il rappelle que l’Afrique du Sud est membre fondateur du G20, que sa présidence a été saluée pour son esprit d’Ubuntu – proche des concepts humanité et solidarité – et que ses politiques de transformation découlent d’un impératif constitutionnel hérité de Nelson Mandela. Opposant souveraineté, multilatéralisme et dignité à ce qu’il décrit comme des «malentendus» et des procès d’intention américains, Lamola affirme que son pays ne cherche pas d’approbation, mais un partenariat fondé sur le respect mutuel — et prévient que le monde n’accepte plus les doubles standards.

Nous avons traduit la lettre de Ronald Lamola, ministre des Relations internationales et de la Coopération d’Afrique du Sud, pour vous.

Monsieur le Secrétaire d’Etat Rubio,

J’ai lu votre article publié sur Substack le 3 décembre 2025.

Dès le départ, je tiens à féliciter les États-Unis pour leur prise de présidence du G20. Nous leur adressons nos vœux les plus sincères de réussite, un mandat qui, nous l’espérons, servira la cause de l’unité au niveau mondial et du progrès inclusif.

Vos propos m’incitent toutefois à prendre la parole – non seulement en tant que représentant d’un gouvernement, mais aussi au nom d’une nation dont l’existence même témoigne d’une vérité profonde : les divisions les plus profondes peuvent être surmontées. Non par la force, mais par le dialogue ; non par la seule puissance, mais par des principes inébranlables ; non par une action unilatérale, mais par la solidarité mondiale.

Sur la nature du véritable leadership

L’Afrique du Sud est membre fondateur du G20. Aucun membre du G20 ne peut unilatéralement exclure l’Afrique du Sud du G20.

Vous établissez un contraste entre nos approches du leadership au sein du G20. Abordons ce contraste avec franchise, en gardant à l’esprit que l’adversaire d’aujourd’hui peut être le partenaire de paix de demain.

La présidence sud-africaine s’est construite sur une conviction simple et forte : traiter l’Afrique et les pays du Sud comme des partenaires égaux et s’attaquer avec franchise aux problèmes macroéconomiques systémiques qui entravent leur croissance n’est pas un acte de charité, mais un impératif stratégique pour un monde stable et prospère.

Nous avons réaffirmé le multilatéralisme et les Nations Unies car notre propre libération n’a pas été acquise dans l’isolement, mais grâce à la solidarité d’une communauté internationale reconnaissant un intérêt commun pour la justice. Nous comprenons profondément que le monde est un tout interconnecté. La pauvreté, l’instabilité ou la détresse environnementale qui frappent une région ne restent pas isolées ; elles deviennent un fardeau – ou une crise – pour tous.

Le succès de notre présidence du G20 est le fruit de l’environnement propice à la libre circulation des idées que l’Afrique du Sud a su créer. Le peuple sud-africain a instauré un climat d’hospitalité, fidèle à l’esprit d’Ubuntu, faisant du G20 sud-africain un G20 du peuple, comme l’ont souligné de nombreuses délégations dans leurs interventions publiques.

Par exemple, comme l’a récemment souligné notre président Cyril Ramaphosa dans un discours :

  • Un délégué allemand aurait déclaré : «J’ai participé à des sommets sur six continents. Je n’ai jamais ressenti une telle chaleur humaine.»
  • Un délégué japonais a dit : «Vos gardes du corps sourient tout en restant vigilants. Vos chauffeurs partagent des anecdotes en conduisant. Tout le monde, des officiers du protocole aux vendeurs de café, nous traite comme des membres de la famille, et non comme des dignitaires étrangers.»
  • Un délégué français a partagé une réflexion profonde : «Nous sommes venus discuter de cadres économiques. Mais ce dont nous nous souviendrons, c’est de l’accueil que nous avons reçu. Ce n’est pas du soft power, c’est du vrai pouvoir.»

Les dirigeants du monde entier, les diplomates, les délégués et les observateurs ont également partagé leurs impressions en ligne. Par exemple, le Premier ministre indien Narendra Modi a déclaré : «Merci au merveilleux peuple sud-africain et au gouvernement sud-africain pour l’organisation de ce sommet.» La Directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a salué l’«incroyable hospitalité» de l’Afrique du Sud.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré : «Dans un contexte international difficile, il est essentiel de préserver le G20 comme forum de coordination mondiale et d’y intégrer pleinement l’Afrique. Je vous remercie de votre accueil et de votre présidence ambitieuse en ces temps troublés.» Le représentant du Programme des Nations Unies pour le développement en Afrique du Sud a écrit : «L’Afrique du Sud a organisé un G20 qui a montré au monde ce à quoi ressemble le leadership africain : digne, stratégique et centré sur les personnes.»

Il est de notoriété publique que les États-Unis ont choisi de ne pas participer à nos réunions du G20. Dès lors, l’idée que nous aurions «saboté» le consensus est non seulement erronée, mais elle témoigne d’une incompréhension totale de la raison d’être d’une instance comme le G20. Notre rôle, en tant que pays hôte, n’était pas d’imposer un accord, mais de créer les conditions propices à sa conclusion : une table d’égalité, guidée par l’esprit d’Ubuntu.

A lire également -  Bruxelles | Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères : «quelle est la contribution réelle de la Russie au développement de l’Afrique ? C’est zéro »

Cet esprit – «Je suis parce que nous sommes» – n’est pas un slogan. C’est la philosophie qui a permis à notre nation d’éviter le bain de sang et de s’orienter vers la réconciliation. C’est ce qui a conduit les délégués du monde entier à qualifier notre réunion de «G20 des peuples.» Un véritable leadership ne signifie pas que chacun reparte avec tout ce qu’il désire ; il signifie que chacun reparte avec le sentiment d’avoir été véritablement entendu.

Sur notre chemin souverain de guérison

Vous vous tournez ensuite vers la critique de nos politiques intérieures et, par extension, de notre intérêt national. Je me dois ici de parler clairement, car mal comprendre notre parcours, c’est mal comprendre les cicatrices persistantes de l’inégalité et le long chemin vers la guérison.

L’Afrique du Sud est aujourd’hui dirigée par un gouvernement d’union nationale composé de dix partis, et non par le seul ANC- African National Congress. Notre démocratie est vivante, dynamique et engagée, un rejet définitif de la tyrannie d’une seule race qui nous a jadis dominés.

Nos politiques de réparation ne sont pas une invention politique. Elles sont l’accomplissement d’une promesse faite à tous les Sud-Africains à notre sortie des ténèbres de l’apartheid. Cette promesse est inscrite dans notre Constitution, un document né de ce que beaucoup ont qualifié de miracle de la négociation, ou, pour reprendre les mots de votre juge de la Cour suprême, la regrettée Ruth Bader Ginsburg, la meilleure constitution au monde. Son préambule est un engagement à «guérir les divisions du passé et à établir une société fondée sur les valeurs démocratiques, la justice sociale et les droits fondamentaux de la personne.» La Constitution de l’Afrique du Sud nous enjoint de transformer notre société pour le mieux grâce à l’état de droit.

Trente ans après l’avènement de notre démocratie, notre société est loin d’être parfaite, et il n’est pas rare encore de rencontrer une personne ayant bénéficié de nos politiques transformatrices qui est la première de sa famille, voire de sa communauté, à exercer une profession particulière. C’est là l’héritage vivant de l’apartheid, une inégalité raciale systémique qui imprégnait autrefois tous les aspects de la vie et dont nous continuons de dissiper les ombres.

Ne me croyez pas sur parole. Écoutez plutôt les paroles de notre Président fondateur, Nelson Mandela. En 1997, il déclarait : «Si nous souhaitons véritablement mettre fin à l’ancien ordre social et en instaurer un nouveau, caractérisé par la justice et l’équité… les rapports de force économiques, que représente la réalité d’une concentration excessive du pouvoir entre les mains de quelques Blancs, doivent changer. Nous formulons cette exigence… car nous ne voyons pas comment il serait possible de sortir notre pays d’une crise économique… tant que nous perpétuons cette structure de pouvoir.»

Et en 1995, il nous rappelait : «Avec la liberté et la démocratie est venue la restauration du droit à la terre. Et avec elle, la possibilité de remédier aux conséquences de siècles de dépossession et de déni.»

Comme vous le voyez, dans la vision politique de Madiba, réconciliation et redistribution étaient les deux faces d’une même pièce, et non des notions opposées ou incompatibles.

Il s’agit du même Nelson Mandela qui a passé 27 ans en prison pour avoir combattu ce système de tyrannie raciale, et pendant une grande partie de cette période, jusqu’en 2008, son nom est resté sur la liste officielle américaine des «terroristes.» L’histoire, nous l’avons appris, porte souvent un jugement différent. Elle nous rappelle que le «terroriste» d’une nation peut être un phare moral pour une autre – et finalement, pour le monde entier. Elle nous enseigne une profonde humilité face aux parcours complexes et douloureux des autres nations vers la justice.

Notre cheminement démocratique n’a que 30 ans. Il exige une tâche immense : démanteler l’architecture profondément enracinée de plus de 300 ans de colonialisme et d’apartheid. Aucune nation au monde n’a opéré une telle transformation radicale du jour au lendemain. Nous bâtissons, brique par brique, les fondations d’une société nouvelle. Certes, notre économie a dû faire face à de profonds défis. Mais de nouveaux signes encourageants apparaissent : des investissements historiques dans une transition énergétique verte juste, une lutte renouvelée et systémique contre la corruption et la détermination inébranlable d’un peuple qui revendique enfin la place qui lui revient sur sa terre.

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Sortant d’un passé difficile, l’Afrique du Sud s’appuie sur ces acquis pour garantir l’amélioration du niveau de vie de tous. La croissance de l’Afrique du Sud s’est considérablement renforcée depuis la fin de l’apartheid en 1994. Par exemple, en 1994, le PIB de l’Afrique du Sud s’élevait à 3 600 milliards de rands (en prix constants de 2023), et en 2024, la taille de notre économie atteignait 7 300 milliards de rands. Certes, comme de nombreux pays, nous avons connu des difficultés internes, notamment la mainmise de l’État, et nous nous en remettons, mais affirmer que notre économie est un échec serait exagéré.

Je tiens également à souligner que, grâce au gouvernement démocratique, les Sud-Africains, individuellement, sont en moyenne 1,5 fois plus aisés, en termes monétaires, qu’en 1994, à l’aube de la démocratie. Plus important encore, si nous utilisons l’Indice de développement humain, qui combine des indicateurs de santé et d’éducation, nous sommes passés d’un profil IDH moyen à un profil IDH élevé.

Aujourd’hui, plus de 95 % des foyers ont accès à l’électricité et l’eau courante dessert près de 90 % d’entre eux. Ce n’était pas le cas en 1994, lorsque l’accès aux services essentiels était structuré selon des critères raciaux, les Sud-Africains blancs étant privilégiés par rapport à tous les autres groupes. Songez-y un instant : en 1994, seulement 40 % des Sud-Africains noirs avaient accès à l’électricité, contre un accès quasi universel pour les foyers blancs. Cette situation inéquitable n’a évolué que grâce à la fermeté des administrations démocratiques successives en matière de redistribution.

Vous affirmez également que «comme l’a justement souligné le président Trump, le racisme et la tolérance du gouvernement sud-africain envers ses citoyens afrikaners sont désormais des piliers de sa politique intérieure. Il semble déterminé à s’enrichir tandis que l’économie du pays peine à se maintenir, et ce, alors même que les Sud-Africains subissent violences, discriminations et expropriations foncières sans compensation.»

Rien n’est plus faux. Dans le secteur agricole que vous soulignez, où les agriculteurs afrikaners, aux côtés d’autres agriculteurs, continuent de jouer un rôle prépondérant et de garantir la sécurité alimentaire du pays, des progrès ont été réalisés. La valeur du secteur agricole sud-africain a plus que doublé depuis 1994. Elle a connu une croissance significative à partir de 2000 sous le gouvernement démocratique. L’Afrique du Sud est aujourd’hui le seul pays africain figurant parmi les 40 premiers exportateurs agricoles mondiaux, et ses exportations atteignent des niveaux records, frôlant les 14 milliards de dollars en 2024 et devant dépasser ce chiffre en 2025. Aucun pays ayant recours à l’accaparement et à l’invasion des terres ne pourrait connaître un tel succès.

En effet, nous poursuivons la réforme agraire selon une approche juste et équitable afin de garantir l’inclusion dans le secteur agricole. Il est inacceptable que la majorité des agriculteurs africains ne produisent que 10 % de la production commerciale. Afin de bâtir une prospérité partagée, le gouvernement sud-africain applique les principes du marché à la réforme agraire et s’attache à garantir les droits de propriété. Preuve que les agriculteurs ne sont pas menacés, le climat agricole reste solide et les banques commerciales continuent d’investir dans le secteur. C’est une preuve de confiance en notre système.

Nous devons tous prendre conscience que, compte tenu de l’histoire de la discrimination raciale en Afrique du Sud, qui a exclu les Noirs de l’économie dominante et des secteurs économiques essentiels, les programmes d’inclusion et la priorité accordée à l’inclusion des Noirs restent fondamentaux ; la transformation est un impératif constitutionnel que Mandela a défendu.

Un dernier mot d’espoir partagé

Monsieur le Secrétaire Rubio, le monde nous observe. Il est las des doubles standards. Il est exaspéré par les leçons de démocratie données par ceux qui semblent avoir oublié que la démocratie, dans sa forme la plus aboutie, doit autant écouter que parler.

Nous ne sollicitons pas votre approbation quant à notre voie. Notre voie nous appartient, choisie par notre peuple et guidée par nos lois souveraines. Mais nous recherchons – et tendrons toujours – une main tendue dans un esprit de partenariat respectueux.

Nous croyons en un monde où les nations peuvent être en désaccord tout en trouvant un terrain d’entente pour la santé des enfants, la stabilité des communautés et l’avenir de notre planète. C’est le monde pour lequel Madiba ( surnom affectueux que les Sud-Africains ont donné à Mandela) s’est battu. C’est le monde que nous, en Afrique du Sud, continuons de bâtir chaque jour.

Dans cet esprit d’humanité partagée et d’espoir lucide, nous restons ouverts au dialogue et déterminés à maintenir nos relations.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre respect mutuel.

Ronald Lamola est Ministre des Relations internationales et de la Coopération.

Par La rédaction, Comité Éditorial - Casablanca
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