Le groupe pétrolier russe Lukoil a annoncé jeudi 30 octobre dans un communiqué, avoir accepté l’offre du négociant suisse en matières premières, le groupe Gunvor (136 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 2.000 employés) pour l’acquisition de tous ses actifs internationaux dont des concessions et participations dans plusieurs projets en Afrique (voir notre article du mercredi 29 octobre).
Selon le communiqué de Lukoil, les deux parties se sont mises d’accord sur les principales conditions de la transaction.
En Afrique, Lukoil contrôle 20 % du bloc OPL 245 au Nigeria, en partenariat avec le groupe italien ENI et l’opérateur public nigérian NNPC. Au Ghana, il possède des intérêts de 38% dans le bloc Deepwater Cape Three Points, opéré par Aker Energy. A cela s’ajoutent une participation de 25 % dans le bloc Marine XII au Congo-Brazzaville, ainsi que plusieurs concessions dans les régions du désert oriental et du golfe de Suez en Egypte.
La décision de la cession des actifs du géant pétrolier russe à l’étranger s’explique par les restrictions et les sanctions prises par l’Union européenne et les Etats-Unis à l’encontre du groupe et de ses filiales. Les sanctions américaines, qui visent à amputer la manne financière de la Russie pour la forcer à négocier un cessez-le-feu en Ukraine, impliquent un gel de tous les actifs de Rosneft et de Lukoil aux Etats-Unis, ainsi qu’une interdiction à toutes les entreprises américaines de faire des affaires avec les deux entreprises qui représentent 55% de la production pétrolière russe. Ces mesures limitent, de facto, l’accès de Lukoil aux financements, aux services techniques et aux technologies nécessaires à l’exploitation pétrolière.
La conclusion de l’accord contraignant sur la cession des actifs internationaux de Lukoil à Gunvor reste cependant soumise à des conditions réglementaires, notamment l’obtention par l’acheteur d’une autorisation de l’Office of Foreign Assets Control, l’organisme américain chargé des sanctions. Des licences, permis et autres autorisations dans d’autres juridictions compétentes sont également nécessaires.
Le département du Trésor américain a délivré une licence accordant aux entreprises un délai courant jusqu’au 21 novembre 2025 pour mettre fin à toute transaction avec Lukoil et Rosneft, sous peine de « sanctions secondaires » qui les priveraient de l’accès aux banques, négociants, expéditeurs et assureurs américains.
![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)




Suisse![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-450x244.jpg.webp)





