Mohammed VI, 26 ans de règne. Un Maroc tourné vers l'Afrique et l'avenir.
Le Maroc est souvent cité comme un exemple réussi de coopération Sud-Sud, notamment en Afrique, grâce à une politique étrangère axée sur le partage d’expériences et le développement mutuel. Le Royaume a développé des partenariats avec de nombreux pays du Sud, notamment dans les domaines de l’environnement, du développement durable, de l’agriculture et de la formation professionnelle.
La coopération Sud-Sud du Maroc est un pilier stratégique de sa politique étrangère, où l’Afrique est une priorité mais cette orientation est devenue une vision royale portée par l’action du gouvernement depuis plus de vingt ans. Au gré de son ouverture sur le monde, le Maroc a établi des relations de coopération avec les pays du Continent dans divers secteurs, en l’occurrence les secteurs clés, qui constituent le pivot de cette coopération tels que le commerce, la pêche, le transport, l’agriculture, la formation et la santé.
Les préoccupations africaines du Maroc se sont traduites dans les faits, dès les premières années de son indépendance, par l’organisation, en 1960, de la Conférence de Casablanca sous l’égide de Feu Sa Majesté le Roi
Mohammed V, et qui a pu réunir les principaux leaders africains. Ces démarches ont été couronnées de succès et ont débouché sur la création, en 1962, à Addis-Abeba, de l’ex-Organisation de l’Unité africaine (OUA).
Le Maroc s’est fait, par conséquent, le devoir d’intégrer dans sa politique étrangère la défense des causes africaines. Il s’est également engagé à répondre aux attentes légitimes des peuples du continent à un développement qui répond à leurs attentes et aspirations.
Historiquement, les liens séculaires unissant le Maroc et les pays d’Afrique traduisent son enracinement dans le Continent, d’où le devoir de solidarité du Maroc dans l’effort de développement, comme en témoigne la tenue dans le Royaume chérifien de plusieurs conférences sur le développement de l’Afrique.
Depuis 1999, le Maroc a renforcé sa place en Afrique, en entretenant des relations politiques exemplaires avec la plupart des pays et en menant une coopération Sud-Sud solidaire et agissante.
Son engagement en faveur de la coopération Sud-Sud a été exprimé au plus haut sommet de l’Etat. Il est traduit par les actions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, depuis son intronisation, pour plaider une solidarité agissante en faveur de l’Afrique subsaharienne.
Le souverain a ainsi multiplié les déplacements dans plusieurs pays africains, en introduisant à la coopération avec les pays africains, un nouvel aspect, celui de la coopération en matière de développement humain, en plus de la coopération sectorielle visant plusieurs domaines.
Cette priorité accordée à l’Afrique a été posée, en termes clairs, dans le Discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors du 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple (août 2016) : « (…). Car l’Afrique, pour le Maroc, c’est bien davantage qu’une appartenance géographique et des liens historiques. Elle évoque, en vérité, des sentiments sincères d’affection et de considération, des liens humains et spirituels profonds et des relations de coopération fructueuse et de solidarité concrète. Elle est, somme toute, le prolongement naturel et la profondeur stratégique du Maroc.
Ce lien pluridimensionnel fait que le Maroc est au cœur de l’Afrique, et ménage à l’Afrique une place dans le cœur des Marocains. Et c’est pourquoi nous l’avons inscrite au centre de la politique étrangère de notre pays… »
Cela s’est traduit par 52 visites royales en 26 ans, 29 pays africains visités, plus d’un millier d’accords, depuis 1999, et une politique migratoire à visage humain ayant permis la régularisation de 50 000 sub-sahariens, depuis 2014, et du lancement de projets structurants comme la revalorisation de la baie de Cocody à Abidjan, la création des unités de production d’engrais (Éthiopie, Nigéria) ou encore le lancement du Gazoduc Maroc-Nigéria.
C’est la réaffirmation donc d’une option choisie au tout début du règne de Sa Majesté
Mohammed VI. Dans ce sens, le Maroc avait organisé, en 2007, à Rabat, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Première Conférence africaine sur le Développement humain. Cette Conférence a eu pour objectif de répondre à l’ambition du Maroc de promouvoir un développement humain global équilibré et harmonieux, à travers le renforcement de la coopération Sud-Sud et la mise en œuvre des engagements pris dans divers forums internationaux, notamment ceux liés aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). La Déclaration de Rabat, adoptée à l’issue des travaux de cette conférence, a fait état de l’engagement des responsables africains à promouvoir la coopération dans le domaine du développement humain à travers leurs stratégies et plans d’action aux niveaux régional et sous-régional.
Au travers des organismes internationaux, pour la défense des intérêts des pays à faibles revenus, le Maroc a toujours défendu l’approche visant la suppression de la dette des pays les moins avancés d’Afrique et la facilitation des échanges par la mise en place d’un système généralisé d’accès en franchise de droits de douane hors contingents. Le Royaume a aussi plaidé pour assouplir la réglementation internationale concernant la propriété intellectuelle et faciliter l’accès des pays en développement aux médicaments génériques.
C’est fort de ces atouts que le Royaume ne cesse de renforcer sa position de chantre incontesté de la coopération Sud-Sud. En tant que l’un des investisseurs africains leaders en Afrique et comme premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest, le Maroc partage ses compétences au bénéfice du développement. Les secteurs de la banque, l’assurance, la téléphonie, la construction et le logement social sont illustratifs de cette coopération Sud-Sud. Non seulement vecteur de synergies et de transferts technologiques, la coopération économique entre le Maroc et ses partenaires africains conduit à l’intégration des échanges et des compétences régionales, et donc au développement inclusif et durable.


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