Mohammed VI, 26 ans de règne. Un Maroc tourné vers l'Afrique et l'avenir.
Face aux défis du changement climatique, de la souveraineté alimentaire et la gestion des ressources naturelles, le Maroc a fait le choix de transformer sa propre résilience en levier de coopération technique Sud-Sud, en particulier avec les pays africains. À travers des partenariats bilatéraux et multilatéraux, le Royaume partage son expérience dans les domaines de la gestion de l’eau, de la sécurité alimentaire, de l’agriculture durable et de la lutte contre la désertification, dans une logique de solidarité, de transfert de compétences et de co-développement. Une solidarité qui s’appuie sur l’ingénierie, la formation et la confiance.
La vision portée par le Roi Mohammed VI place l’agriculture et l’eau au cœur d’une stratégie d’influence africaine fondée sur l’expertise, la proximité et la confiance. Depuis plusieurs années, des dizaines d’accords de coopération ont été signés avec des pays du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est, dans le but d’apporter des solutions concrètes aux besoins de souveraineté alimentaire et de maîtrise des ressources naturelles.
Le Maroc capitalise ici sur sa propre trajectoire de modernisation agricole, initiée avec le Plan Maroc Vert puis poursuivie avec la stratégie Génération Green. Cette transformation, axée sur la productivité, la valorisation des chaînes de valeur, l’emploi rural et l’irrigation intelligente, constitue un modèle adaptable pour de nombreux pays africains confrontés à des défis similaires. Le Royaume met ainsi à disposition son savoir-faire en matière de mécanisation adaptée, d’agriculture de précision, de sélection variétale, de gestion coopérative, mais aussi de régulation des marchés et de politique publique.
Le Groupe OCP, acteur clé de cette dynamique, joue un rôle central à travers son initiative dédiée à l’Afrique, qui accompagne la structuration des écosystèmes agricoles africains. Présente dans plus de 16 pays, l’OCP, leader mondial des engrais, développe des solutions adaptées aux sols africains, distribue des engrais à prix accessibles, accompagne les petits producteurs, et déploie des plateformes de services mobiles pour la formation et la digitalisation des exploitations. Elle contribue ainsi à une agriculture africaine plus autonome, plus productive et plus durable.
Dans le domaine de l’eau, le Maroc partage ses innovations en matière d’irrigation goutte-à-goutte, de réutilisation des eaux usées, de mobilisation des eaux non conventionnelles et de construction de barrages de taille intermédiaire. À travers l’expertise du ministère de l’Équipement et de l’Eau, des sociétés publiques comme l’ONEE ou des opérateurs privés spécialisés, des projets de coopération hydraulique sont déployés en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Niger, au Burkina Faso ou encore en Côte d’Ivoire. Le Royaume forme également des ingénieurs et des techniciens en gestion intégrée des ressources hydriques dans des centres marocains agréés.
Cette stratégie de coopération s’appuie également sur le rôle de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), véritable bras opérationnel du Royaume dans la mise en œuvre de la diplomatie du développement. L’AMCI coordonne l’accueil et la formation de milliers d’étudiants africains dans les institutions marocaines d’enseignement supérieur et de recherche agronomique, en particulier à l’IAV Hassan II, à l’INRA, à l’ENA de Meknès ou dans les écoles spécialisées en ingénierie hydraulique et en agroéconomie. Elle appuie aussi des programmes de renforcement de capacités techniques, de coopération bilatérale ciblée et de missions d’expertise sur le terrain. En soutenant l’éducation et la montée en compétences, l’AMCI contribue activement à faire émerger une génération africaine d’ingénieurs, de chercheurs et de décideurs formés à la gestion durable des ressources naturelles.
L’enseignement supérieur, la recherche agronomique et la formation professionnelle sont ainsi pleinement mobilisés dans cet effort collectif. Des modules de formation mobile sont également proposés en partenariat avec des ONG et des institutions multilatérales. Ce maillage éducatif et scientifique renforce la capacité des pays partenaires à concevoir, piloter et évaluer leurs propres politiques agricoles.
La coopération marocaine dans ce domaine est marquée par une approche intégrée et pragmatique, qui articule les volets techniques, humains et institutionnels. Elle s’appuie également sur des initiatives de coopération triangulaire, en partenariat avec des organismes onusiens comme la FAO, le FIDA ou ONU-Eau, ainsi qu’avec des pays donateurs. Le Maroc y joue un rôle de facilitateur de solutions africaines, en valorisant l’expertise du Sud au service du Sud.
Ce positionnement trouve un écho particulier dans les régions sahéliennes, où les enjeux de sécurité alimentaire, de gestion des ressources naturelles et de stabilité socio-économique sont profondément liés. En contribuant à la résilience agricole de ces territoires fragiles, le Maroc participe à une réponse préventive aux crises humanitaires, migratoires et sécuritaires. Il s’affirme ainsi comme un acteur engagé pour une Afrique plus résiliente, plus autonome et plus solidaire.
La coopération technique marocaine en matière agricole et hydrique, portée par des institutions comme l’AMCI, l’OCP, l’ONEE ou les grands centres de formation, incarne une nouvelle forme de diplomatie du développement, fondée sur la mutualisation des savoirs, le partage des expériences et le renforcement des capacités locales.





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