Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RD-Congo) a envoyé à Washington une liste restreinte d’actifs appartenant à l’Etat, notamment des projets de manganèse, de cuivre-cobalt, d’or et de lithium, à l’attention des investisseurs américains dans le cadre d’un partenariat minier.
Cette proposition remise la semaine dernière à l’administration Trump, constitue le progrès le plus tangible de l’accord conclu entre Kinshasa et Washington, prévoyant des investissements et l’accès aux minéraux critiques aux opérateurs américains. Cette liste est plutôt impressionnante. Elle comprend des permis d’exploration de manganèse, de cassitérite, le projet de cuivre-cobalt de Mutoshi dans le Grand Katanga, le traitement du germanium d’une filiale de la Gécamines ainsi que des permis de lithium et des actifs de coltan et d’or. Le portefeuille d’actifs soumis aux Etats-Unis a fait l’objet de plusieurs diligences internes, ont précisé des responsables gouvernementaux à Kinshasa en ajoutant «qu’il s’agit de l’offre la plus importante jamais proposée aux investisseurs.»
Métaux stratégiques : rude concurrence entre Chinois et Américains
Depuis que le président Donald Trump a négocié un accord de paix entre le Congo et le Rwanda, les multinationales américaines et les agences fédérales ont accéléré leurs efforts pour sécuriser l’accès aux métaux stratégiques sur lesquels la Chine est déjà bien présente en RDC. C’est ainsi qu’un premier partenariat de commercialisation des minéraux avec la société nationale Gécamines a été conclu dans la foulée du projet de la modernisation du corridor de Lobito, pour un montant de 553 millions de dollars US.
Les efforts déployés par les États-Unis pour sécuriser leurs approvisionnements en minéraux critiques se sont intensifiés dans le cadre de leur course contre la montre pour réduire leur dépendance à l’égard de la Chine. L’empire du Milieu est en effet le premier consommateur mondial de matières premières et domine également le raffinage du cuivre, du lithium, du cobalt et des terres rares, transformant entre 47 % et 87 % des minéraux stratégiques, selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE).
Parmi les entreprises chinoises actives en Afrique figure CMOC, le plus grand exportateur mondial de cobalt, et aussi Zijin et Huayou qui exportent du cuivre de la RDC.





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