La BCEAO, le gendarme financier de la zone UEMOA, tape du poing sur la table. À l’issue de sa 151ème session tenue à la mi-décembre 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a infligé des sanctions pécuniaires totalisant 751 millions de FCFA à trois établissements bancaires au Niger, au Togo et en Côte d’Ivoire.
En cause : des failles jugées sérieuses dans la gouvernance et la lutte contre le blanchiment de capitaux. Pour note, la BCEAO n’a pas communiqué l’identité des 3 établissements sanctionnés.
Niger et Togo : Une addition salée pour des failles de gouvernance
Les sanctions les plus lourdes concernent deux banques implantées au Niger et au Togo. Chacune de ces institutions devra s’acquitter d’une amende de 300 millions de FCFA. Pour le Collège de supervision, le constat est sans appel : au-delà des infractions réglementaires classiques, ce sont les fondations mêmes de ces établissements qui ont montré des signes de faiblesse. Des lacunes majeures ont été identifiées dans la gouvernance interne, la gestion des risques, ainsi que dans les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
Côte d’Ivoire : Le dispositif de contrôle sous pression
La place financière ivoirienne n’échappe pas à ce coup de semonce. Une banque établie en Côte d’Ivoire s’est vue infliger une sanction de 151 millions de FCFA. Si le montant est inférieur à celui de ses consœurs nigérienne et togolaise, les motifs n’en demeurent pas moins sérieux. Les inspecteurs de la Commission bancaire ont relevé des manquements aux textes légaux, mettant particulièrement en lumière la fragilité du système de vigilance contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive.
Le «gendarme» renforce la discipline régionale
Ces décisions, actées lors de la session des 16 et 17 décembre 2025, s’inscrivent dans une volonté manifeste de durcir le ton face au non-respect des standards internationaux. En ciblant simultanément trois pays de l’Union, la Commission bancaire de l’UMOA rappelle aux établissements de crédit que la transparence financière et la maîtrise des risques ne sont pas négociables. Cette offensive disciplinaire vise avant tout à protéger l’intégrité du système bancaire régional contre les flux financiers illicites.








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