Alors que le gouvernement burkinabè vient de tracer le sillon d’un futur ambitieux avec son plan de 36 000 milliards de F CFA, environ 55 milliards d’euros, les Nations Unies montent au front. Le 6 février dernier, une signature historique a scellé la mobilisation de 850 milliards de F CFA avec pour objectif de transformer radicalement le visage agropastoral et social du pays d’ici 2030
C’est une étape décisive qui vient d’être franchie à Ouagadougou. Entre les ambitions monumentales du Plan national de développement RELANCE (2026-2030) et la réalité du terrain, le pont est désormais jeté. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Aboubakar Nacanabo et le Coordonnateur par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo ont paraphé un engagement conjoint qui donne un souffle nouveau dans la stratégie de reconquête et de souveraineté du Burkina Faso.
Un accélérateur pour le mastodonte de 36 000 milliards
L’adoption, le 29 janvier dernier, du plan RELANCE a fixé le cap : une transformation structurelle de l’économie pour un coût global de 36 000 milliards de F CFA. Dans cet échiquier géant, les trois programmes transformateurs signés avec l’ONU ne sont pas de simples additifs. Pour le Dr. Aboubakar Nacanabo, ces initiatives sont les «instruments d’opérationnalisation» du plan national. Ils agissent comme des accélérateurs de particules pour les quatre piliers du gouvernement, garantissant que les grandes orientations se traduisent par des changements palpables dans l’assiette et le quotidien des Burkinabè.
Souveraineté alimentaire, le pari de 645 milliards
Le cœur de cet engagement bat pour la terre. Avec plus de 645 milliards de FCFA, le premier programme vise une rupture totale à travers la transformation durable des systèmes alimentaires. Si l’objectif est d’atteindre enfin la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, quant à la stratégie, il s’agit d’un déploiement sur les 17 régions, ciblant à la fois les greniers agricoles du pays et les zones fragilisées par les chocs climatiques et l’insécurité. Il ne s’agit plus de gérer l’urgence, mais de produire, transformer et nourrir le Burkina par lui-même.
De l’assistance à la résilience : stabiliser les zones fragiles
Le partenariat s’attaque également à la racine de la crise avec deux programmes complémentaires d’un montant global de 260 milliards de FCFA :
– La Transition humanitaire (109 milliards) : Pour briser le cycle de la dépendance. L’enjeu est de faire passer les populations de la survie à la résilience économique.
– Stabilisation et Cohésion (151 milliards) : Priorité aux zones frontalières. Ici, l’argent servira à renforcer la présence de l’État et à recoudre le tissu social là où il a été le plus éprouvé. «Ces programmes s’alignent parfaitement avec la vision de RELANCE pour améliorer les conditions de vie des Burkinabè,» a souligné le ministre de l’Économie et des Finances.
En couplant la force de frappe financière de l’État à l’expertise et aux ressources onusiennes, le Burkina Faso envoie un message fort comme quoi, la relance n’est plus un projet, c’est une marche forcée vers la paix et la prospérité.





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