La National Bank of Ethiopia (NBE), la Banque centrale du pays, a annoncé lundi 29 juillet, une réforme majeure du régime de changes qui institue un système de taux de change basé sur le marché «afin de corriger une distorsion économique de longue date», explique l’institut d’émission dans un communiqué
Cette réforme fait partie intégrante d’un paquet de réformes économiques accéléré, le «Home Grown Economic Reform Plan», qui vise à restaurer la stabilité macroéconomique, à stimuler l’activité du secteur privé et à garantir une croissance durable, inclusive et étendue, selon le plan gouvernemental. Ainsi, en plus de l’adoption d’un régime de change flottant pour le birr, la devise nationale, les réformes incluent également la suppression des exigences de cession de devises à la banque centrale, la levée des restrictions à l’importation d’une trentaine de familles de produits, l’amélioration des règles de rétention permettant aux exportateurs de conserver désormais 50 % de leurs recettes en devises, contre 40 % auparavant.
De plus, les résidents pourront ouvrir des comptes en devises basés sur des transferts de l’étranger, des revenus en devises et autres cas spécifiés.
Attirer les IDE
«Les plafonds de taux d’intérêt pour les entreprises privées et les banques empruntant à l’étranger seront supprimés», ajoute la Banque centrale éthiopienne. Par ailleurs, les restrictions sur la quantité de devises que les voyageurs peuvent transporter seront assouplies.
Pour Addis-Abeba, cette réforme vise à remédier à des pénuries de devises étrangères, à améliorer la compétitivité des exportations ainsi qu’à attirer les investissements étrangers directs (IDE). Elle intervient alors que le pays a entamé des négociations avec le FMI et la Banque mondiale pour obtenir jusqu’à 10,5 milliards de dollars en vue de soutenir son économie. L’objectif est également de restructurer une dette extérieure évaluée à 28,5 milliards de dollars à fin 2023.





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