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Soldats ivoiriens détenus au Mali : La mission de la dernière chance

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Les dirigeants de la Cédéao réunis en sommet extraordinaire jeudi 22 septembre à New York où ils participent à l’assemblée générale des Nations-Unies, ont décidé de prendre des sanctions contre la junte en Guinée face à son intransigeance sur la date de retour des civils au pouvoir.

Les colonels au pouvoir à Conakry campent sur 36 mois de transition alors que la Cédéao exige 24 mois. Concernant le problème des soldats ivoiriens détenus à Bamako, ils ont désigné une «mission de dernière chance» composée des chefs d’Etat sénégalais, ghanéen et togolais pour obtenir leur libération par la junte malienne. Cette délégation est attendue mardi 27 septembre à Bamako.

Selon un document résumant cette réunion extraordinaire de dirigeants de la Cédéao, « il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne». Le texte précise que «très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions», rapporte l’AFP. Aucun détail sur les mesures concrètes qui seront appliquées n’a filtré pour l’instant.
Selon des indiscrétions rapportées par l’AFP, le sommet de New York s’est déroulé dans un climat envenimé entre certains de ses membres.

Les dirigeants ouest-africains ont également abordé un autre sujet brûlant, celui de la crise entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Depuis le mois de juillet, 46 soldats ivoiriens sont détenus à Bamako. Tous les gouvernants présents à New-York ont ainsi réclamé leur libération. «Nous condamnons l’arrestation des militaires ivoiriens. L’heure des coups d’Etat est révolue», ont martelé les dirigeants de la Cédéao.
La Côte d’Ivoire avait appelé il y a huit jours à la tenue d’un tel conseil « dans les meilleurs délais » devant l’aggravation du contentieux avec le Mali. Un responsable de la présidence ivoirienne avait déclaré alors que la Cédéao n’aurait d’autre solution que de prendre des sanctions contre le Mali si l’affaire n’était pas réglée d’ici là.

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