Si le géant de l’Afrique de l’Ouest n’a pas pu qualifier son équipe nationale à la prochaine Coupe du monde de football ce weekend, il pourra au moins se réjouir de la bonne nouvelle émanant de l’agence de notation financière S&P Global Ratings. L’ex-Standard & Poor’s) a relevé ses perspectives sur le Nigeria de «stables» à «positives,» en justifiant sa décision par «les réformes économiques en cours dans le pays.»
Parallèlement, l’agence a confirmé les notations de crédit souverain à long et court terme en devises étrangères et locales pour le Nigéria, à «B-/B.»
Les perspectives positives reflètent l’amélioration des résultats des échanges extérieurs et de politiques budgétaire et monétaire. Malgré un PIB par habitant faible (1.200 dollars par habitant), des recettes fiscales encore fragiles, des coûts élevés du service de la dette et des difficultés d’élaboration de statistiques nationales, l’agence de notation financière estime qu’Abuja prend des mesures pour améliorer les perspectives de croissance et la résilience macroéconomique de l’économie.
Les réformes ont été lancées suite à l’élection du président Bola Tinubu mi-2023. Depuis lors, une politique de réformes concertées, comprenant la libéralisation du régime de change, des mesures d’assainissement budgétaire (suppression des subventions aux carburants et amélioration du recouvrement des recettes d’impôts), une augmentation de la production pétrolière et la mise en service de la nouvelle raffinerie Dangote, a permis d’orienter les indicateurs extérieurs, budgétaires, économiques et monétaires vers une trajectoire plus positive.
Par ailleurs, l’amélioration de la confiance dans le système de change et la résorption des arriérés de change ont contribué à attirer les transferts de fonds de l’importante diaspora nigériane. Une confiance qui pourrait être consolidée par la récente radiation du Nigéria de la liste grise du Groupement international de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (GAFI). Ce facteur a également permis d’attirer des financements extérieurs significatifs, entraînant un renforcement des réserves de change du pays.
Selon Standard & Poor’s, la croissance du PIB devrait atteindre une moyenne de 3,7 % sur la période 2025-2028 (contre 3,2 % grâce à la hausse attendue de la production pétrolière et à l’amélioration de la confiance du secteur privé.

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