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UEMOA : Douche froide du FMI sur les banques

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Si les banques de la zone UEMOA ont plutôt réalisé de bonnes, voire d’excellentes performances en 2021, comme l’indiquait un récent rapport de la Banque centrale (BCEAO), elles traînent toujours quelques fragilités au bilan, prévient le FMI qui douche ainsi l’euphorie ambiante.

La progression historique de 68% des bénéfices ne doit pas masquer l’urgence d’une augmentation des fonds propres pour être en conformité avec les règles de Bâle II, indiquent les experts du Fonds. Sous-entendu, il faut absolument renforcer les fonds propres par une augmentation de capital. Aux actionnaires d’assumer leurs responsabilités.

Bilan, un minimum de11,5% de fonds propre

Malgré une progression des fonds propres consolidés des banques, ceux-ci ne représentaient que 8,7% de leur bilan global en 2021 contre une exigence minimum de 11,5% prévue par Bâle II. Aussi, on note qu’un indicateur de solidité qu’on nomme le ratio de fonds propres de base se situait à fin 2021 à 11,2%. C’est mieux que la norme sous-régionale de 7,8%. Mais selon le FMI, la situation est inégale dans l’ensemble du secteur. «18 banques représentant 10,2 % des actifs bancaires ne respectaient pas les normes de solvabilité à fin juin 2021. Certaines banques sont en infraction de longue date avec ces règles», révèlent les experts du FMI.

« Si la surexposition à de gros emprunteurs privés est un phénomène connu au sein de l’UEMOA, depuis 2008, le risque que représente la dette souveraine est venu se greffer à ce risque, en raison de la concentration de quelques émetteurs souverains (Etats) dans le portefeuille des banques», s’alarme l’institution de Bretton-Woods. Le FMI presse (ndlr : le rapport dit « recommande ») la Commission bancaire de l’UEMOA de veiller à ce que les banques procèdent à des augmentations de capital dans un délai de 12 à 36 mois maximum afin que celles-ci soient en conformité avec Bâle II.

Le FMI est d’autant plus impatient que les gouvernements de la sous-région, s’étaient engagés sur un chronogramme allant de 2018 à 2022 pour se conformer à ces nouvelles règles, afin d’arrimer leur secteur bancaire aux standards internationaux.

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