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Interview : Justin YOKA, Député siégeant de la Circonscription d’Oyo

” On ne peut pas prétendre à l’émergence avec  un déficit en formation qualifiante “

 

justin YokaAFRIMAG : Le chef de l’Etat a placé au cœur de son programme économique et social : « la marche vers le développement», la formation qualifiante. Quelle lecture en faites-vous ?

Justin Yoka : La nouvelle architecture de l’économie congolaise voulue par le chef de l’Etat, son excellence Denis Sassou Nguesso, est inscrite dans son projet de société, «la marche vers le développement ». Le Congolais est au début et à la fin de ce projet de société qui passe par la création des conditions permettant la transformation économique et sociale du pays. La jeunesse a un rôle déterminant à jouer dans ce processus à travers la formation qualifiante qui passe par la création d’établissements d’enseignement technique et scientifique comme l’université Denis Sassou Nguesso en construction actuellement à Kintélé au nord de Brazzaville, mais également d’écoles et d’instituts ou encore par l’orientation de jeunes bacheliers à l’étranger pour des formations pointues. L’économie congolaise qui est essentiellement dominée par les recettes pétrolières, cherche un nouveau souffle à travers la diversification et la transformation économique. Un défi immense qui ne peut être gagné que par un investissement massif dans la formation des jeunes aux métiers d’avenir. 

Un organisme privé, d’utilité publique comme la Fondation Perspectives d’avenir l’a bien compris en appuyant l’effort de l’Etat pour offrir notamment une formation à la carte aux jeunes issus des milieux défavorisés.

 

Le programme, « La marche vers le développement », requiert une vision globale et une méthodologie adaptée. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Constitutionnellement, le Premier ministre, en concertation avec le Président de la République, détermine la politique économique et sociale de la nation. C’est dans cet esprit, que conformément au projet de société du Président de la République, le Premier ministre présente dès son entrée en fonction devant l’Assemblée nationale un programme d’action du gouvernement qui s’inscrit dans le cadre de la traduction en action de la vision politique, économique et sociale du chef de l’Etat en vue du «tout-économie» pour un «tout-social».

 

Concrètement que faites-vous aujourd’hui en matière de formation qualifiante ? 

Des efforts diversifiés sont entrepris, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

Ce qui se fait aujourd’hui au niveau de la Fondation Perspectives d’Avenir est édifiant. Il y existe une diversification de formations en partenariat avec de grands groupes installés dans le pays comme Carlson Rezidor dont fait partie la marque Radisson Blue, la Congolaise Industrielle de Bois (CIB), filiale du singapourien Olam… sans oublier les meilleurs étudiants que la Fondation a envoyés au Sénégal, au Maroc…,notamment pour se former dans les métiers où les entreprises congolaises enregistrent un déficit important. Cela dit, ici à Oyo, la Fondation Perspectives d’Avenir est en train d’installer des panneaux solaires avec l’aide de nos jeunes formés aux métiers des énergies renouvelables. Ces jeunes ont un niveau de Brevet d’études technique et de baccalauréat en électricité. 

 

Les compétences manquent, cela se voit dans beaucoup de secteurs d’activités comme l’hôtellerie et le tourisme. Que faire pour mettre le pays à niveau ? 

La formation est l’une des priorités de l’Etat. Mais c’est aussi une mission assignée à l’ensemble de la population, et particulièrement à ceux qui entreprennent. C’est ce que je disais concernant l’action de la Fondation Perspectives d’Avenir. On ne peut pas prétendre à l’émergence si on n’a pas suffisamment de compétences. Et pour ce faire, il faut former à tour de bras, créer une sorte d’union sacrée autour de cette cause nationale qu’est la formation des jeunes. 

 

Existe-t-il aujourd’hui une passerelle entre le monde de l’entreprise et le monde de l’université ?

Il faut d’abord reconnaitre que notre université publique nationale, dans sa forme classique, n’est pas adaptée aux ambitions d’émergence. C’est pour cette raison que le Président de la République a jugé utile et nécessaire de créer l’université de Kintélé, au nord de Brazzaville, qui porte son nom. Ce nouvel établissement d’enseignement supérieur scientifique et technique est totalement orienté aux besoins de l’entreprise et à la recherche scientifique. C’est bien vrai que toutes les filières enseignées à l’université Marien Ngouabi ont leur place au Congo, mais pour des raisons de réalisme, de transformation économique et sociale, il faudrait désormais prioriser les enseignements qui ont un fort impact sur l’évolution économique et sociale du pays.

 

Pensez-vous être sur la bonne voie ?

Sans être excessif, nous pouvons dire que des mesures prises et celles en état d’être prises peuvent rassurer sur l’ambition politique, économique et sociale affichée par le Président de la République, qui sera traduite en action. Je puis vous affirmer qu’ici même que les formations se font dans différents secteurs d’activités avec des résultats probants. C’est le cas dans le génie civil, l’hôtellerie, le tourisme, l’informatique, les énergies renouvelables, l’électricité, la conduite automobile… 

Développement Enseignement Formation Justin YOKA

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